65 sur 305 exercices corrigés, gratuits et sans inscription. Chacun avec son indice, sa réponse finale et sa démarche détaillée — cherche d'abord, dévoile ensuite.
Chapitre
Type
Difficulté
1. Fonctions, domaines et fonctions réciproques
8 exercices ici.
1.Courte démarcheMoyen§1.1· 5 min
Rappel : les fonctions de base et leurs graphiques
Détermine le domaine et l'image de la fonction représentée ci-dessous, en notation d'intervalles.
Voir un indice
Indice
Le domaine se lit sur l'axe horizontal (de gauche à droite), l'image sur l'axe vertical (de bas en haut). Les points pleins indiquent que les extrémités sont incluses.
Voir la réponse finale
Réponse finale
domf=[−1,8] et imaf=[0,3]
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Domaine — on projette sur l'axe horizontal. La courbe commence au point (−1,0) et se termine au point (8,3).
Les deux extrémités sont marquées par des points pleins : elles sont donc incluses.
domf=[−1,8].
Image — on projette sur l'axe vertical. La courbe est croissante : sa plus basse valeur est 0 (atteinte en x=−1) et sa plus haute est 3 (atteinte en x=8).
imaf=[0,3].
Vérification algébrique. La courbe est celle de f(x)=x+1 restreinte à [−1,8]. On confirme :f(−1)=0=0etf(8)=9=3.
Le réflexe à garder. Domaine → axe horizontal, image → axe vertical. Un point plein donne un crochet fermé, un point vide un crochet ouvert.
Piège fréquent — Inverser les deux axes et donner l'image à la place du domaine.
2.Courte démarcheFacile§1.2· 3 min
Rappel : lois des exposants et propriétés des logarithmes
Simplifie x2x4⋅x−1 et exprime le résultat sans exposant négatif.
Voir un indice
Indice
Traite d'abord le numérateur : deux puissances d'une même base qui se multiplient.
Voir la réponse finale
Réponse finale
x (pour x=0)
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Étape 1 — Numérateur. Pour un produit de puissances de même base, on additionne les exposants :x4⋅x−1=x4+(−1)=x3.
Étape 2 — Quotient. Pour un quotient de puissances de même base, on soustrait les exposants :x2x3=x3−2=x1=x.
Réponse.x2x4⋅x−1=x.
La restriction. L'expression de départ contient x−1=x1 et une division par x2 : elle exige x=0.
Le résultat simplifié x, lui, est défini partout. C'est exactement le genre de subtilité que formalise la section 1.5 : simplifier ne fait pas disparaître les restrictions de l'expression d'origine.
Piège fréquent — Multiplier les exposants au lieu de les additionner dans le produit.
3.Courte démarcheFacile§1.3· 4 min
Les fonctions arcsinus et arctangente
Calcule arcsin(22) et arctan(3) sans calculatrice.
Voir un indice
Indice
Dans chaque cas, cherche l'angle de la table des valeurs exactes qui donne le nombre voulu — en respectant l'intervalle image.
Voir la réponse finale
Réponse finale
arcsin(22)=4π et arctan(3)=3π
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Premier calcul. On cherche l'angle θ∈[−2π,2π] tel que sinθ=22.
La table des valeurs exactes donne sin4π=22, et 4π appartient bien à l'intervalle image de l'arcsinus.
arcsin(22)=4π.
Second calcul. On cherche l'angle θ∈]−2π,2π[ tel que tanθ=3.
La table donne tan3π=3, et 3π appartient à l'intervalle image de l'arctangente.
arctan(3)=3π.
Pourquoi l'intervalle image compte. L'angle 43π a lui aussi un sinus égal à 22, mais il n'appartient pas à [−2π,2π] : ce n'est donc pas la valeur de l'arcsinus.
C'est précisément cette restriction qui rend l'arcsinus bien défini — sans elle, il y aurait une infinité de réponses.
Piège fréquent — Donner un angle correct pour le sinus mais situé hors de l'intervalle image, comme 43π.
4.Vrai ou fauxMoyen§1.3· 3 min
Les fonctions arcsinus et arctangente
Vrai ou faux ? Comme arctanx est définie pour tout réel x, il en va de même de arcsinx.
Voir un indice
Indice
Existe-t-il un angle dont le sinus vaut 2 ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Faux
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Les deux fonctions inverses n'ont pas du tout le même domaine.
Arctangente. La tangente prend toutes les valeurs réelles sur ]−2π,2π[ — son graphique monte de −∞ à +∞. Tout réel est donc atteint :dom(arctan)=R.
Arcsinus. Le sinus, lui, reste toujours compris entre −1 et 1. Aucun angle n'a un sinus égal à 2 :dom(arcsin)=[−1,1].
L'énoncé est donc faux.
Conséquence pratique.arcsin2 n'existe pas, alors que arctan2 existe (et vaut environ 1,107 rad).
C'est une source d'erreur fréquente en détermination de domaine : dès qu'un arcsinus apparaît, il faut ajouter la condition −1≤argument≤1. L'arctangente, elle, n'impose jamais rien.
Piège fréquent — Supposer que toutes les fonctions trigonométriques inverses ont le même domaine.
5.Choix multipleMoyen§1.4· 3 min
Rappel : cercle trigonométrique et identités
Laquelle de ces expressions est égale à cos(2θ) pour tout θ ?
Voir un indice
Indice
Teste chaque candidat en θ=0, où cos(2θ)=cos0=1. Cela élimine déjà plusieurs options.
Voir la réponse finale
Réponse finale
cos2θ−sin2θ
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Les deux identités d'angle double du cours sontsin(2θ)=2sinθcosθetcos(2θ)=cos2θ−sin2θ.
La bonne réponse est donc (b).
Éliminer les autres par un test rapide. On prend θ=0, où cos(2θ)=cos0=1.
(a) 2cos0=2=1. Éliminé.
(c) 2sin0cos0=0=1. Éliminé.
(d) cos20+sin20=1 : le test passe ! Mais cette expression vaut 1 pour toutθ, alors que cos(2θ) varie. Un second test en θ=2π le confirme : elle donne 1, alors que cosπ=−1.
(b) cos20−sin20=1−0=1. ✓ Et en θ=2π : 0−1=−1=cosπ. ✓
Ce que la méthode enseigne. Un test numérique élimine vite les mauvaises réponses, mais il ne prouve rien : il faut parfois deux valeurs pour départager, comme entre (b) et (d).
Piège fréquent — Confondre la formule de cos(2θ) avec celle de sin(2θ).
6.Courte démarcheFacile§1.5· 4 min
Détermination algébrique du domaine
Détermine le domaine de f(x)=5−2x.
Voir un indice
Indice
La racine est d'indice pair. Attention au sens de l'inégalité quand tu divises par un nombre négatif.
Voir la réponse finale
Réponse finale
domf=]−∞,25]
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Étape 1 — Repérer la restriction. Une racine d'indice pair exige un radicande positif ou nul.
Étape 2 — Écrire la condition.5−2x≥0.
Étape 3 — Résoudre.−2x≥−5.
On divise par −2. Comme il s'agit d'un nombre négatif, le sens de l'inégalité s'inverse :x≤−2−5=25.
Étape 4 — Conclure.domf=]−∞,25].
Le crochet est fermé en 25 : la condition est ≥0, et 0=0 existe bien.
Contrôle. En x=0 : 5−0=5, qui existe, et 0≤25. ✓
En x=3 : 5−6=−1, qui n'existe pas, et 3>25. ✓
Une autre façon d'éviter l'inversion. On peut isoler autrement : 5≥2x, puis 25≥x. Aucune division par un négatif, donc aucun risque d'erreur de sens.
Piège fréquent — Oublier d'inverser le sens de l'inégalité en divisant par −2, ce qui donnerait [25,+∞[.
7.Courte démarcheDifficile§1.5· 6 min
Détermination algébrique du domaine
Détermine le domaine de f(x)=x2−93x−1.
Voir un indice
Indice
Combien de sources de restriction y a-t-il vraiment ici ? Regarde bien l'indice de la racine.
Voir la réponse finale
Réponse finale
domf=R∖{−3,3}=]−∞,−3[∪]−3,3[∪]3,+∞[
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Étape 1 — Repérer les restrictions. L'expression contient deux éléments suspects : une racine et un dénominateur. Il faut les examiner séparément.
La racine cubique n'impose rien. Son indice est impair : on peut extraire la racine cubique d'un nombre négatif. Par exemple 3−8=−2.
Seules les racines d'indice pair (, 4, …) exigent un radicande positif ou nul. Ici, aucune condition ne vient de la racine.
Étape 2 — Le dénominateur. C'est la seule vraie source de restriction :x2−9=0.
Contrôle en une valeur négative. En x=−1 :f(−1)=1−93−2=−83−2,une valeur parfaitement définie. Cela confirme que la racine cubique n'exclut rien.
L'erreur classique. Écrire par réflexe x−1≥0 et répondre [1,3[∪]3,+∞[. On aurait alors amputé le domaine de tout l'intervalle ]−∞,1[, où la fonction est pourtant bien définie.
Le réflexe à installer : avant d'écrire une condition de radicande, toujours vérifier l'indice de la racine.
Piège fréquent — Appliquer la condition A≥0 à une racine d'indice impair.
8.Problème completDifficile§1.5· 12 min
Détermination algébrique du domaine
Détermine le domaine de f(x)=lnxx+2. Procède par la méthode en 5 étapes : repère chaque source de restriction, écris et résous chaque condition, puis fais l'intersection.
Voir un indice
Indice
Il y a trois sources de restriction, pas deux. Le logarithme est au dénominateur : sa simple existence ne suffit pas.
Voir la réponse finale
Réponse finale
domf=]0,1[∪]1,+∞[
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Étape 1 — Repérer toutes les sources de restriction. Il y en a trois :
(i) la racine carrée du numérateur, d'indice pair ;
(ii) le logarithme du dénominateur, qui exige un argument strictement positif ;
(iii) le fait que ce logarithme soit au dénominateur : il ne doit pas s'annuler.
C'est la troisième que l'on oublie presque toujours.
Étape 2 — Écrire les conditions.x+2≥0,x>0,lnx=0.
Étape 3 — Résoudre chacune.
(i)x+2≥0⟺x≥−2, soit [−2,+∞[.
(ii)x>0, soit ]0,+∞[.
(iii)lnx=0 lorsque x=1, puisque ln1=0. Il faut donc x=1.
Étape 4 — Faire l'intersection. Les trois conditions doivent être satisfaites en même temps.
L'intersection de [−2,+∞[ et de ]0,+∞[ est ]0,+∞[ : la seconde condition est plus restrictive et absorbe la première.
Il reste à retirer la valeur 1 :]0,+∞[∖{1}=]0,1[∪]1,+∞[.
Étape 5 — Réponse.domf=]0,1[∪]1,+∞[.
Contrôles. En x=1 : f(1)=ln13=03, qui n'existe pas. ✓
En x=21 : f(21)=ln(1/2)5/2, avec ln(1/2)≈−0,693=0. La valeur existe, ce qui confirme que ]0,1[ fait bien partie du domaine. ✓
En x=−1 : la racine 1 irait, mais ln(−1) n'existe pas. Rejeté. ✓
Ce que l'exercice enseigne. Une même expression peut porter deux conditions à la fois — ici, lnx doit exister et être non nul. La méthode en 5 étapes n'est pas une formalité : c'est ce qui empêche d'en oublier une.
Piège fréquent — S'arrêter à x>0 et oublier d'exclure x=1, où le logarithme du dénominateur s'annule.
Estime x→2limx−2x2−4 en complétant un tableau de valeurs de part et d'autre de 2.
Voir un indice
Indice
Choisis des valeurs de x de plus en plus proches de 2, à gauche et à droite. Que peux-tu dire de f(2) lui-même ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
x→2limx−2x2−4=4
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
La fonction n'est pas définie en x=2 : l'évaluation directe donnerait 00. Cela n'empêche pas d'étudier son comportement autour de 2.
On calcule f(x) pour des valeurs de plus en plus proches de 2, des deux côtés :
x
1,9
1,99
1,999
2
2,001
2,01
2,1
f(x)
3,9
3,99
3,999
indéf.
4,001
4,01
4,1
Les valeurs s'approchent de 4 par la gauche comme par la droite.
On conclut :x→2limx−2x2−4=4.
Vérification algébrique : pour x=2, on peut factoriser et simplifier,x−2x2−4=x−2(x−2)(x+2)=x+2,qui vaut bien 4 quand x tend vers 2.
Piège fréquent — Conclure que la limite n'existe pas parce que f(2) n'existe pas.
2.Vrai ou fauxFacile§2.1· 2 min
Notation et approche intuitive
Vrai ou faux ? Si f(a) n'existe pas, alors x→alimf(x) n'existe pas non plus.
Voir un indice
Indice
Cherche une fonction qui n'est pas définie en un point mais dont on peut tout de même décrire le comportement autour de ce point.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Faux
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
L'existence de la limite et l'existence de f(a) sont deux questions indépendantes.
Contre-exemple. Considéronsf(x)=x−2x2−4.
Cette fonction n'est pas définie en x=2, puisque le dénominateur s'y annule : f(2) n'existe pas.
Pourtant, pour tout x=2, on af(x)=x−2(x−2)(x+2)=x+2,et doncx→2limf(x)=4.
La limite existe bel et bien : l'énoncé est faux.
C'est même la situation la plus intéressante du chapitre : c'est parce que la limite peut exister là où la fonction n'est pas définie qu'elle permettra, au chapitre 4, de définir la dérivée.
Piège fréquent — Croire qu'il faut que la fonction soit définie en a pour que la limite existe.
3.Choix multipleMoyen§2.1· 3 min
Notation et approche intuitive
Le graphique ci-dessous représente une fonction g. Que vaut x→2limg(x) ?
Voir un indice
Indice
Suis la courbe avec ton doigt en approchant x=2 par la gauche, puis par la droite. Vers quelle hauteur te diriges-tu ? Ignore le point isolé.
Voir la réponse finale
Réponse finale
3
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Pour lire une limite sur un graphique, on suit la courbe en approchant l'abscisse visée, sans tenir compte de la valeur ponctuelle.
À gauche de 2 : la courbe monte le long de la droite et se dirige vers la hauteur 3, marquée par le point vide.
À droite de 2 : la courbe repart de cette même hauteur 3.
Les deux limites latérales existent et sont égales :x→2−limg(x)=x→2+limg(x)=3,donc la limite existe et vaut 3.
Le point plein en (2,1) indique que g(2)=1. Cette valeur n'intervient pas dans le calcul de la limite : on a icix→2limg(x)=3=1=g(2).
Piège fréquent — Lire la valeur du point plein au lieu de suivre la courbe.
4.Vrai ou fauxMoyen§2.2· 2 min
Limites à gauche, à droite et existence de la limite
Vrai ou faux ? Les deux limites latérales d'une fonction en un point peuvent exister sans que la limite globale existe.
Voir un indice
Indice
Que manque-t-il au théorème d'existence en plus de l'existence des deux limites latérales ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Vrai
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Le théorème d'existence exige deux conditions : que les limites latérales existent, et qu'elles soient égales.
Si la seconde condition échoue, la limite globale n'existe pas, même si les deux limites latérales sont parfaitement définies.
Contre-exemple. Soitg(x)={x23x−1si x<2,si x≥2.
On a x→2−limg(x)=4 et x→2+limg(x)=5 : les deux existent.
Mais 4=5, donc x→2limg(x) n'existe pas.
L'énoncé est donc vrai. C'est exactement la situation d'une discontinuité par saut.
Piège fréquent — Croire que l'existence des deux limites latérales entraîne celle de la limite globale.
5.Courte démarcheMoyen§2.2· 4 min
Limites à gauche, à droite et existence de la limite
Étudie l'existence de x→0limx∣x∣.
Voir un indice
Indice
La valeur absolue se comporte différemment selon le signe de x. Écris ∣x∣ sans les barres pour chaque côté.
Voir la réponse finale
Réponse finale
La limite n'existe pas (limite à gauche =−1, limite à droite =1)
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
La valeur absolue se définit par parties :∣x∣={x−xsi x≥0,si x<0.
Limite à droite. Si x>0, alors ∣x∣=x, doncx→0+limx∣x∣=x→0+limxx=1.
Limite à gauche. Si x<0, alors ∣x∣=−x, doncx→0−limx∣x∣=x→0−limx−x=−1.
Les deux limites latérales existent mais diffèrent :−1=1.
Donc x→0limx∣x∣n'existe pas.
Cette fonction vaut −1 pour tout x négatif et 1 pour tout x positif : son graphique présente un saut en 0.
Piège fréquent — Simplifier x∣x∣ en 1 sans distinguer le signe de x.
6.Vrai ou fauxMoyen§2.3· 3 min
Propriétés des limites
Vrai ou faux ? Pour toutes fonctions f et g dont les limites existent en a, on a x→alimg(x)f(x)=x→alimg(x)x→alimf(x).
Voir un indice
Indice
L'énoncé dit « pour toutes fonctions ». Peux-tu trouver un cas où le membre de droite n'a aucun sens ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Faux
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
L'énoncé omet la condition essentielle : la limite du dénominateur doit être non nulle.
Contre-exemple. Prenons f(x)=x2−4 et g(x)=x−2, en a=2.
Les deux limites existent :x→2lim(x2−4)=0etx→2lim(x−2)=0.
Le membre de droite donnerait 00, qui n'a aucun sens.
Pourtant le membre de gauche existe : pour x=2,x−2x2−4=x+2⟹x→2limx−2x2−4=4.
L'égalité de l'énoncé est donc fausse en toute généralité : elle n'est valide que si x→alimg(x)=0.
Ce contre-exemple est exactement le genre de situation qui mènera aux techniques de levée de la section 2.7.
Piège fréquent — Retenir la propriété du quotient sans sa condition d'application.
7.Vrai ou fauxFacile§2.4· 2 min
Calcul algébrique de limites de fonctions élémentaires
Vrai ou faux ? Si f est une fonction algébrique, exponentielle, logarithmique, trigonométrique ou trigonométrique inverse, et si a appartient au domaine de f, alors x→alimf(x)=f(a).
Voir un indice
Indice
C'est exactement l'énoncé de l'encadré « À mémoriser » de la section 2.4. Quelle condition y figure-t-il ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Vrai
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
C'est la propriété d'évaluation directe énoncée dans le cours :x→alimf(x)=f(a)si a∈domf.
Elle vaut pour toutes les familles de fonctions élémentaires citées.
L'énoncé est donc vrai.
La condition a∈domf est indispensable : sans elle, l'écriture f(a) n'aurait aucun sens. C'est justement quand elle échoue qu'apparaissent les formes indéterminées et les limites infinies.
Au chapitre 3, on donnera un nom à cette propriété : elle exprime que ces fonctions sont continues sur tout leur domaine.
Piège fréquent — Croire que la propriété vaut sans condition sur le domaine.
8.Problème completDifficile§2.5· 9 min
Limites infinies et asymptotes verticales
Soit h(x)=x2−4x+1. (a) Détermine le domaine de h. (b) Trouve toutes les asymptotes verticales. (c) Calcule les quatre limites latérales correspondantes.
Voir un indice
Indice
Factorise le dénominateur : l'analyse de signe devient beaucoup plus simple. Attention, le signe du numérateur compte lui aussi.
Voir la réponse finale
Réponse finale
(a) R∖{−2,2} (b) x=−2 et x=2 (c) en 2+ : +∞, en 2− : −∞, en −2+ : +∞, en −2− : −∞
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
(a) On cherche où le dénominateur s'annule :x2−4=0⟺(x−2)(x+2)=0⟺x=2 ou x=−2.
Doncdomh=R∖{−2,2}.
(b) En x=2, le numérateur vaut 3=0 ; en x=−2, il vaut −1=0. Dans les deux cas on obtient une forme 0k avec k=0, donc une limite infinie.
Les deux droites x=2 et x=−2 sont des asymptotes verticales.
(c) On travaille avec la forme factorisée h(x)=(x−2)(x+2)x+1.
En x=2. Le numérateur tend vers 3 (positif). Pour le dénominateur : le facteur (x+2) tend vers 4>0, donc c'est le signe de (x−2) qui décide.
Si x→2+ : (x−2)→0+, donc le dénominateur tend vers 0+ :x→2+limh(x)=0+3=+∞.
Si x→2− : (x−2)→0−, donc le dénominateur tend vers 0− :x→2−limh(x)=0−3=−∞.
En x=−2. Le numérateur tend vers −1 (négatif — c'est ce qui change tout). Le facteur (x−2) tend vers −4<0, donc c'est le signe de (x+2) combiné à celui de (x−2) qui décide.
Si x→−2+ : (x+2)→0+ et (x−2)<0, donc le dénominateur tend vers 0− :x→−2+limh(x)=0−−1=+∞.
Si x→−2− : (x+2)→0− et (x−2)<0, donc le dénominateur tend vers 0+ :x→−2−limh(x)=0+−1=−∞.
Remarque : en x=−2, les signes obtenus sont l'inverse de ce à quoi on s'attendrait intuitivement, précisément parce que le numérateur y est négatif.
Piège fréquent — Négliger le signe du numérateur et supposer que le comportement en x=−2 reproduit celui en x=2.
9.Vrai ou fauxMoyen§2.6· 3 min
Limites à l'infini et asymptotes horizontales
Vrai ou faux ? Le graphique d'une fonction peut posséder deux asymptotes horizontales différentes.
Voir un indice
Indice
Combien de limites à l'infini peut-on calculer pour une même fonction ? Pense à une fonction du chapitre 1.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Vrai
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Une asymptote horizontale provient d'une limite à l'infini. Or il y en a deux à examiner :x→+∞limf(x)etx→−∞limf(x).
Rien n'oblige ces deux limites à coïncider.
Exemple. La fonction arctangente, vue au chapitre 1, vérifiex→+∞limarctanx=2πetx→−∞limarctanx=−2π.
Son graphique possède donc deux asymptotes horizontales distinctes : y=2π et y=−2π.
L'énoncé est vrai. Une fonction peut avoir zéro, une ou deux asymptotes horizontales — jamais plus.
Contrairement aux asymptotes verticales, dont le nombre n'est pas limité : une fonction comme tanx en possède une infinité.
Piège fréquent — Ne calculer que la limite en +∞ et manquer une seconde asymptote du côté négatif.
10.Courte démarcheMoyen§2.7· 5 min
Formes indéterminées — conjugué
Calcule x→0limxx+9−3.
Voir un indice
Indice
La factorisation ne mène nulle part avec un radical. Quelle autre technique fait disparaître une racine ?
Résultat nul.x→+∞lim[(x+1)−x]=x→+∞lim1=1.Ou encore, plus directement :x→+∞lim(x−x)=0.
Trois expressions de même forme, trois résultats différents : +∞, 2 et 0.
L'énoncé est donc faux. Il n'existe aucun raccourci : chaque cas exige une manipulation algébrique.
Piège fréquent — Traiter les symboles ∞ comme des nombres qu'on peut soustraire l'un de l'autre.
12.Courte démarcheMoyen§2.7· 5 min
Formes indéterminées — produit zéro fois l'infini
Calcule x→3lim(x−3)⋅x2−91.
Voir un indice
Indice
Effectue le produit, puis regarde si le dénominateur se factorise. Un facteur devrait se simplifier.
Voir la réponse finale
Réponse finale
61
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Évaluation directe. Le premier facteur (x−3) tend vers 0. Pour le second, le dénominateur x2−9 tend vers 0 et le numérateur vaut 1, donc il tend vers l'infini.
La forme est 0×∞ : indéterminée.
Réécriture en quotient. On effectue le produit :(x−3)⋅x2−91=x2−9x−3.
L'évaluation donne maintenant 00 : on est ramené à une forme qu'on traite par factorisation.
Factorisation du dénominateur.x2−9=(x−3)(x+3).
Simplification.(x−3)(x+3)x−3=x+31,x=3.
Évaluation.x→3lim(x−3)⋅x2−91=3+31=61.
Piège fréquent — Conclure que la limite vaut 0 parce que le facteur (x−3) tend vers 0.
Étudie la continuité de f(x)=x−1x2−1 en x=1, et précise le type de discontinuité s'il y a lieu.
Voir un indice
Indice
Commence par C1. Si elle échoue, inutile de poursuivre — mais calcule tout de même la limite pour classer la discontinuité.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Discontinue en x=1 (C1 échoue) ; discontinuité par trou, la limite valant 2
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Condition C1. On tente d'évaluer :f(1)=1−11−1=00.Cette expression n'a aucun sens : f(1)n'existe pas. La condition C1 échoue.
Conclusion immédiate.f est discontinue en x=1.
De quel type ? Pour classer la discontinuité, on calcule la limite. L'évaluation directe donne 00 : on factorise.
x−1x2−1=x−1(x−1)(x+1)=x+1,x=1.
x→1limf(x)=x→1lim(x+1)=2.
La limite existe et vaut 2, mais f(1) n'existe pas : c'est une discontinuité par trou.
Elle est réparable : en posant f(1)=2, la fonction deviendrait continue. Graphiquement, il suffirait de « boucher le trou ».
Piège fréquent — S'arrêter à « C1 échoue donc discontinue » sans calculer la limite, ce qui empêche de classer la discontinuité.
2.Courte démarcheMoyen§3.1· 5 min
La continuité en un point
Soit g(x)=⎩⎨⎧x−3x2−92si x=3,si x=3. Étudie la continuité de g en x=3.
Voir un indice
Indice
Ici g(3) est défini par l'énoncé : C1 passe. Le problème se situe ailleurs.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Discontinue en x=3 : C3 échoue, car la limite vaut 6 alors que g(3)=2
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Condition C1. La définition par parties impose directement g(3)=2. La valeur existe : C1 est satisfaite.
Condition C2. Pour x=3, on utilise la première branche. L'évaluation directe donne 00, alors on factorise :x−3x2−9=x−3(x−3)(x+3)=x+3,x=3.
x→3limg(x)=x→3lim(x+3)=6.La limite existe : C2 est satisfaite.
Condition C3. On compare :x→3limg(x)=6maisg(3)=2.
Comme 6=2, la condition C3 échoue.
Conclusion.g est discontinue en x=3. C'est une discontinuité par trou : la valeur g(3)=2 est mal placée.
En posant plutôt g(3)=6, la fonction deviendrait continue. Graphiquement, le point isolé en (3,2) devrait être déplacé en (3,6).
Piège fréquent — Conclure à la continuité parce que C1 et C2 passent, sans effectuer la comparaison de C3.
3.Courte démarcheFacile§3.2· 4 min
La continuité sur un intervalle ouvert
Sur quel intervalle ouvert la fonction f(x)=x−2 est-elle continue ?
Voir un indice
Indice
Détermine d'abord le domaine. L'intervalle ouvert de continuité s'en déduit directement.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Sur ]2,+∞[
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Domaine. La racine est d'indice pair, donc le radicande doit être positif ou nul :x−2≥0⟺x≥2.
domf=[2,+∞[.
Continuité. Les fonctions avec radicaux sont continues sur tout leur domaine, par le théorème du cours.
Intervalle ouvert. La question demande un intervalle ouvert, ce qui exclut la borne 2 :]2,+∞[.
Pourquoi exclure 2 ? En x=2, la fonction est bien définie (f(2)=0), mais on ne peut l'approcher que par la droite : à gauche, elle n'existe pas.
La continuité sur un intervalle ouvert, telle que définie dans le cours, évite précisément ce genre de situation aux bornes.
Piège fréquent — Donner [2,+∞[ alors que la question demande explicitement un intervalle ouvert.
4.Courte démarcheFacile§3.3· 5 min
Continuité d'une fonction définie par parties
Soit g(x)={x+23x−1si x<1,si x≥1. Étudie la continuité de g en x=1 et précise le type de discontinuité s'il y a lieu.
Voir un indice
Indice
Calcule les deux limites latérales avant de conclure. Si elles diffèrent, quelle condition échoue ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Discontinue en x=1 : C2 échoue (limite à gauche =3, limite à droite =2) ; discontinuité par saut
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Étape 1 — Calcul de g(1). Le symbole ≥ place x=1 dans la seconde branche :g(1)=3(1)−1=2.C1 est satisfaite.
Étape 2 — Limite à gauche. Pour x<1, on utilise x+2 :x→1−limg(x)=1+2=3.
Étape 3 — Limite à droite. Pour x>1, on utilise 3x−1 :x→1+limg(x)=3−1=2.
Étape 4 — Comparaison. Les deux limites latérales existent mais diffèrent :3=2.
La limite globale n'existe donc pas : la condition C2 échoue.
Conclusion.g est discontinue en x=1. Comme les deux limites latérales sont finies mais différentes, il s'agit d'une discontinuité par saut.
L'amplitude du saut vaut ∣3−2∣=1 unité. Contrairement à une discontinuité par trou, elle n'est pas réparable : aucune redéfinition de g(1) ne pourrait rendre la fonction continue.
Piège fréquent — Conclure à la continuité parce que g(1) coïncide avec l'une des deux limites latérales.
5.Courte démarcheMoyen§3.3· 6 min
Continuité d'une fonction définie par parties
Soit f(x)=⎩⎨⎧x∣x∣1si x=0,si x=0. Étudie la continuité de f en x=0.
Voir un indice
Indice
Comment s'écrit ∣x∣ sans les barres, selon le signe de x ? Cela te donnera deux expressions différentes de chaque côté.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Discontinue en x=0 : C2 échoue (limite à gauche =−1, limite à droite =1) ; discontinuité par saut
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Condition C1. La définition impose f(0)=1. La valeur existe : C1 est satisfaite.
Condition C2. Il faut lever la valeur absolue, qui se comporte différemment selon le signe de x :∣x∣={x−xsi x>0,si x<0.
Limite à droite. Si x>0, alors ∣x∣=x :x→0+limx∣x∣=x→0+limxx=1.
Limite à gauche. Si x<0, alors ∣x∣=−x :x→0−limx∣x∣=x→0−limx−x=−1.
Les deux limites latérales existent mais diffèrent (−1=1) : la condition C2 échoue.
Conclusion.f est discontinue en x=0, par saut d'amplitude 2.
Cette fonction vaut −1 pour tout x négatif et 1 pour tout x positif. Le choix de poser f(0)=1 ne change rien : aucune valeur ponctuelle ne pourrait réconcilier deux limites latérales opposées.
Piège fréquent — Simplifier x∣x∣ en 1 sans distinguer le signe de x.
6.Vrai ou fauxMoyen§3.3· 3 min
Continuité d'une fonction définie par parties
Vrai ou faux ? Pour une fonction définie par parties dont chaque branche est un polynôme, il suffit de vérifier la continuité aux points de jonction.
Voir un indice
Indice
Que sait-on de la continuité d'un polynôme ? Où pourrait-il y avoir un problème ailleurs qu'aux jonctions ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Vrai
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Une fonction définie par parties se comporte, à l'intérieur de chaque morceau, exactement comme la branche correspondante.
Or les fonctions polynomiales sont continues sur R tout entier, par le théorème du cours.
En tout point strictement intérieur à un morceau, la fonction coïncide donc avec un polynôme sur tout un voisinage : elle y est continue.
Les seuls endroits où un problème peut survenir sont les points de jonction, là où l'on passe d'une branche à l'autre.
L'énoncé est donc vrai.
Nuance importante. Cette conclusion dépend du fait que les branches sont des polynômes. Si l'une d'elles était par exemple x−51, il faudrait aussi vérifier x=5, au cas où cette valeur tomberait à l'intérieur du morceau concerné.
C'est ce qui justifie la méthode du cours : on se concentre sur les points de jonction, après s'être assuré que chaque branche est continue sur son propre morceau.
Piège fréquent — Généraliser la règle à des branches non polynomiales, sans vérifier leur propre domaine.
7.Courte démarcheDifficile§3.4· 8 min
Théorèmes sur la continuité
Détermine où la fonction f(x)=x2−9 est continue.
Voir un indice
Indice
C'est une composée. Il faut que l'expression intérieure appartienne au domaine de la racine carrée. Cela donne une inéquation à résoudre par tableau de signes.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Sur ]−∞,−3] et [3,+∞[
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Étape 1 — Décomposer. On peut voir f comme la composée deu(x)=x2−9etr(t)=t.
Étape 2 — Continuité de chaque morceau. La fonction u est polynomiale, donc continue sur R. La fonction r est continue sur son domaine [0,+∞[.
Étape 3 — Appliquer le théorème de composition. La composée est continue partout où u(x) appartient au domaine de r, c'est-à-dire là oùx2−9≥0.
Étape 4 — Résoudre l'inéquation. On factorise :(x−3)(x+3)≥0.
Un produit de deux facteurs est positif quand ils sont de même signe. On dresse le tableau de signes autour de −3 et 3 :
p{2.6cm}|>{}p{2.4cm}|>{}p{2.4cm}|>{}p{2.4cm}}
x<−3
−3<x<3
x>3
x−3
−
−
+
x+3
−
+
+
(x−3)(x+3)
+
−
+
Étape 5 — Conclure. Le domaine est ]−∞,−3]∪[3,+∞[, et f est continue sur tout ce domaine.
Aux bornes x=±3, la fonction est définie (f(±3)=0) et continue : comme le domaine s'arrête là, la continuité s'y entend d'un seul côté (continuité unilatérale).
Piège fréquent — Résoudre x2≥9 en écrivant x≥3 et oublier la branche négative.
8.Choix multipleDifficile§3.4· 4 min
Théorèmes sur la continuité
Le théorème sur la continuité d'une composée f∘g en x=a exige que :
Voir un indice
Indice
Dans f(g(x)), quelle fonction s'applique en premier ? Et à quelle valeur la seconde s'applique-t-elle ensuite ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
g soit continue en a et f continue en g(a)
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Dans la composée (f∘g)(x)=f(g(x)), c'est la fonction intérieure g qui s'applique en premier.
Le théorème du cours exige donc :
que
g soit continue en a ;
que f soit continue en g(a), c'est-à-dire au point où g aboutit.
Le point d'évaluation de f est g(a), pas a — c'est la subtilité de l'énoncé.
Exemple. Pour f(x)=x−1 en a=5 : la fonction intérieure u(x)=x−1 est continue en 5, et u(5)=4.
Il faut alors que la racine carrée soit continue en 4 — ce qui est le cas, puisque 4≥0.
En revanche, en a=0 : u(0)=−1, et la racine carrée n'est pas définie en −1. La composée n'est donc pas continue en 0 — elle n'y est même pas définie.
Piège fréquent — Évaluer la continuité de la fonction extérieure en a plutôt qu'en g(a).
4. La dérivée : taux de variation et définition par la limite
9 exercices ici.
1.Vrai ou fauxFacile§4.1· 3 min
Le taux de variation moyen
Vrai ou faux ? Le taux de variation moyen d'une fonction dépend de l'intervalle sur lequel on le calcule.
Voir un indice
Indice
Prends une fonction simple et calcule son TVM sur deux intervalles différents. Obtiens-tu la même valeur ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Vrai
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Le TVM se définit toujours par rapport à un intervalle précis :TVM=b−af(b)−f(a).
Changer a ou b change généralement le résultat.
Exemple. Pour f(x)=x2 :sur [0,1]sur [1,2]sur [2,3]:11−0=1,:14−1=3,:19−4=5.
Trois intervalles de même longueur, trois TVM différents. L'énoncé est donc vrai.
C'est pourquoi on ne dit jamais « le TVM de f » tout court, mais toujours « le TVM de fentre a et b ».
Une exception notable : pour une fonction affinef(x)=mx+b, le TVM vaut m sur n'importe quel intervalle. C'est précisément ce qui caractérise une droite.
Piège fréquent — Énoncer un TVM sans préciser l'intervalle auquel il se rapporte.
2.Courte démarcheMoyen§4.2· 5 min
Du taux moyen au taux instantané
La position d'un mobile est s(t)=t2+3t, où s est en mètres et t en secondes. Calcule sa vitesse instantanée à t=2~s par la définition, avec les unités.
Voir un indice
Indice
Écris d'abord la limite, puis factorise le numérateur en vérifiant qu'il s'annule bien en t=2.
Voir la réponse finale
Réponse finale
7 m/s
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Écrire la définition.v(2)=t→2limt−2s(t)−s(2).
Calculer s(2).s(2)=4+6=10m.
Substituer.t→2limt−2t2+3t−10.
Vérifier la forme. En t=2 : 4+6−10=0 au numérateur et 0 au dénominateur. Forme 00.
Factoriser. On cherche deux nombres de produit −10 et de somme 3 : ce sont 5 et −2.t2+3t−10=(t+5)(t−2).
t−2(t+5)(t−2)=t+5,t=2.
Évaluer.v(2)=t→2lim(t+5)=7.
Unités et interprétation. La vitesse est en m/s. À l'instant précis t=2~s, le mobile se déplace à 7~m/s.
Piège fréquent — Se tromper de signes en factorisant et obtenir (t−5)(t+2).
3.Vrai ou fauxMoyen§4.2· 3 min
Du taux moyen au taux instantané
Vrai ou faux ? Le taux de variation moyen d'une fonction sur un intervalle ne peut jamais être égal à son taux de variation instantané en un point de cet intervalle.
Voir un indice
Indice
Pense à une fonction dont le taux de variation est le même partout. Que vaut alors chacune des deux mesures ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Faux
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Rien n'interdit aux deux mesures de coïncider — c'est même systématique pour certaines fonctions.
Contre-exemple simple. Soit la fonction affine f(x)=3x+1.
Son TVM sur n'importe quel intervalle [a,b] vautb−a(3b+1)−(3a+1)=b−a3(b−a)=3.
Son TVI en n'importe quel point vaut également 3, puisque la tangente à une droite est la droite elle-même.
Les deux mesures coïncident donc partout : l'énoncé est faux.
Autre exemple. Pour f(x)=x2 sur [0,2], le TVM vaut 24−0=2. Or le TVI en x=1 vaut aussi 2.
Ici l'égalité ne tient qu'en un point bien précis de l'intervalle, mais elle existe bel et bien.
Piège fréquent — Croire que la distinction entre TVM et TVI implique qu'ils soient toujours différents.
4.Vrai ou fauxFacile§4.3· 3 min
La dérivée : définition et notations
Vrai ou faux ? La notation dxdy désigne une véritable fraction, dont on peut séparer le numérateur dy et le dénominateur dx.
Voir un indice
Indice
Relis l'encadré « Attention » de la section 4.3. Que dit-il du statut de cette notation ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Faux
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
La notation dxdy est un symbole global qui signifie « dérivée de y par rapport à x ». Les éléments dy et dx ne sont pas des nombres qu'on peut isoler.
L'énoncé est donc faux.
D'où vient alors cette forme de fraction ? Elle rappelle son origine : le quotient ΔxΔy du taux de variation moyen, dont la dérivée est la limite quand Δx→0.
Cette parenté rend la notation très commode. Elle indique immédiatement les unités — si y est en mètres et x en secondes, dxdy est en m/s.
Elle rend aussi la dérivation en chaîne très lisible :dxdy=dudy⋅dxdu,où les du semblent se simplifier. Mais ce n'est qu'un moyen mnémotechnique, pas une simplification de fraction au sens algébrique.
Piège fréquent — Manipuler dy et dx comme des quantités algébriques indépendantes.
5.Courte démarcheFacile§4.4· 4 min
Calculer une dérivée à partir de la définition
Soit f(x)=7, une fonction constante. Calcule sa dérivée à partir de la définition et interprète le résultat.
Voir un indice
Indice
Que vaut f(x+h) pour une fonction constante ? La réponse est plus simple qu'il n'y paraît.
Voir la réponse finale
Réponse finale
f′(x)=0 : le graphique est une droite horizontale, de pente nulle
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Étape 1 — Calculer f(x+h). La fonction vaut 7quelle que soit la valeur d'entrée :f(x+h)=7.
Étape 2 — Former la différence.f(x+h)−f(x)=7−7=0.
Étape 3 — Diviser par h.h0=0,h=0.
Noter que h0 vaut bien 0 tant que h=0 : il n'y a aucune indétermination ici.
Étape 4 — Évaluer la limite.f′(x)=h→0lim0=0.
Interprétation. Le graphique de f est une droite horizontale, dont la pente est nulle en tout point. La fonction ne varie jamais, donc son taux de variation est nul partout.
Ce résultat se généralise : la dérivée de toute fonction constante est 0.
Piège fréquent — Croire que f(x+h)=7+h, en appliquant le décalage à la valeur de sortie plutôt qu'à l'entrée.
6.Choix multipleMoyen§4.5· 3 min
La dérivée en un point et son interprétation
Le nombre f′(3)=5 peut s'interpréter de plusieurs façons. Laquelle des affirmations suivantes est incorrecte ?
Voir un indice
Indice
Trois de ces lectures figurent dans l'encadré du cours. La quatrième confond deux quantités bien distinctes.
Voir la réponse finale
Réponse finale
La valeur de la fonction en x=3 est 5
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Le cours énonce trois lectures équivalentes du nombre f′(a) :
(1) Géométrique. C'est la pente de la tangente à la courbe au point (a,f(a)).
(2) En termes de variation. C'est le taux de variation instantané de f en x=a.
(3) En termes de vitesse. C'est la vitesse à laquelle y varie par rapport à x au moment où x=a.
Appliquées à f′(3)=5, ces trois lectures donnent : la tangente au point d'abscisse 3 a une pente de 5 ; le TVI en x=3 vaut 5 ; au moment où x vaut 3, y augmente 5 fois plus vite que x.
L'affirmation (c) n'en fait pas partie : elle prétend que la valeur de la fonction en x=3 est 5, ce qui confond f′(3) avec f(3).
Ce sont deux quantités sans rapport. Une fonction peut valoir 100 en x=3 tout en y ayant une dérivée nulle, ou valoir 0 tout en y croissant très vite.
Piège fréquent — Confondre la valeur de la fonction et la valeur de sa dérivée en un même point.
7.Courte démarcheMoyen§4.6· 6 min
La dérivabilité
Montre que f(x)=∣x∣ n'est pas dérivable en x=0.
Voir un indice
Indice
Écris le taux de variation moyen en 0, puis calcule ses deux limites latérales séparément. Comment s'écrit ∣h∣ selon le signe de h ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Les limites latérales du quotient valent 1 et −1 : elles diffèrent, donc f′(0) n'existe pas
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Étape 1 — Écrire le taux de variation moyen en 0. Comme f(0)=∣0∣=0 :hf(0+h)−f(0)=h∣h∣−0=h∣h∣.
Étape 2 — Limite à droite. Si h>0, alors ∣h∣=h :h→0+limh∣h∣=h→0+limhh=1.
Étape 3 — Limite à gauche. Si h<0, alors ∣h∣=−h :h→0−limh∣h∣=h→0−limh−h=−1.
Étape 4 — Conclure. Les deux limites latérales existent mais diffèrent :1=−1.
La limite h→0limh∣h∣ n'existe donc pas, et f n'est pas dérivable en x=0.
Lecture graphique. À droite de 0, la courbe a une pente de 1 ; à gauche, une pente de −1. Il y a un point anguleux : aucune tangente unique ne peut y être tracée.
Remarque importante. La fonction est pourtant continue en 0 : on peut tracer son graphique sans lever le crayon. C'est le contre-exemple classique montrant que la continuité n'entraîne pas la dérivabilité.
Piège fréquent — Simplifier h∣h∣ en 1 sans distinguer le signe de h.
8.Vrai ou fauxMoyen§4.6· 4 min
La dérivabilité
Vrai ou faux ? Si une fonction est continue en un point, alors elle y est dérivable.
Voir un indice
Indice
Le théorème du cours énonce une implication. Va-t-elle dans ce sens-là, ou dans l'autre ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Faux
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Le théorème du cours énonce l'implication dans le sens inverse :deˊrivable en a⟹continue en a.
L'énoncé propose la réciproque, qui est fausse.
Contre-exemple. Soit f(x)=∣x∣ en x=0.
Cette fonction est continue en 0 : on vérifie les trois conditions du chapitre 3, et x→0lim∣x∣=0=f(0).
Mais elle n'y est pas dérivable : les limites latérales du taux de variation moyen valent 1 et −1.
La continuité ne suffit donc pas à garantir la dérivabilité. L'énoncé est faux.
La hiérarchie correcte est la suivante :deˊrivable⟹continue,maiscontinue⟹deˊrivable.
Autrement dit, la dérivabilité est une condition plus forte que la continuité : elle exige non seulement l'absence de coupure, mais aussi l'absence de coin ou de tangente verticale.
Piège fréquent — Inverser le sens de l'implication du théorème.
9.Problème completDifficile§4.6· 12 min
La dérivabilité
Soit f(x)={x2xsi x≤1,si x>1. (a) Montre que f est continue en x=1. (b) Calcule h→0−limhf(1+h)−f(1) et h→0+limhf(1+h)−f(1). (c) La fonction est-elle dérivable en x=1 ? Que peut-on en conclure ?
Voir un indice
Indice
Pour (b), la branche à utiliser dépend du signe de h : si h<0 alors 1+h<1, et c'est la branche x2 qui s'applique.
Voir la réponse finale
Réponse finale
(a) continue (b) limite à gauche =2, limite à droite =1 (c) non dérivable : la continuité n'entraîne pas la dérivabilité
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
(a) Continuité en x=1. On vérifie les trois conditions du chapitre 3.
C1. Le symbole ≤ place x=1 dans la première branche :f(1)=12=1.✓
C2. Les deux limites latérales :x→1−limf(x)x→1+limf(x)=x→1−limx2=1,=x→1+limx=1.
Elles sont égales, donc x→1limf(x)=1 existe. ✓
C3.x→1limf(x)=1=f(1). ✓
Les trois conditions sont remplies : f est continue en x=1.
(b) Les deux limites latérales. Comme f(1)=1, le quotient s'écrithf(1+h)−f(1)=hf(1+h)−1.
Limite à gauche. Si h<0, alors 1+h<1 et c'est la branche x2 qui s'applique :h→0−limh(1+h)2−1=h→0−limh1+2h+h2−1=h→0−limhh(2+h)=h→0−lim(2+h)=2.
Limite à droite. Si h>0, alors 1+h>1 et c'est la branche x qui s'applique :h→0+limh(1+h)−1=h→0+limhh=1.
(c) Conclusion. Les deux limites latérales existent mais diffèrent :2=1.
La limite du taux de variation moyen n'existe donc pas : f n'est pas dérivable en x=1.
Ce que cet exemple montre. La fonction est continue en 1 sans y être dérivable. C'est une nouvelle illustration du fait que la continuité est une condition nécessaire mais non suffisante de la dérivabilité.
Graphiquement, les deux branches se raccordent sans coupure, mais avec des pentes différentes (2 et 1) : la courbe présente un point anguleux en (1,1).
Piège fréquent — Utiliser la même branche pour les deux limites latérales, en oubliant que le signe de h détermine de quel côté de 1 on se trouve.
5. Règles de dérivation, dérivation en chaîne et dérivation implicite
12 exercices ici.
1.Courte démarcheFacile§5.1· 3 min
Formules de dérivation des fonctions élémentaires
Dérive les fonctions suivantes en réécrivant d'abord chaque expression sous forme de puissance. (a) g(x)=x41 (b) h(x)=3x
Voir un indice
Indice
La règle de la puissance dxd(xr)=rxr−1 vaut pour tout exposant réel. Quel exposant correspond à x41 ? Et à une racine cubique ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
(a) g′(x)=−x54 (b) h′(x)=33x21
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
(a) On réécrit sous forme de puissance : g(x)=x41=x−4.
On applique la règle de la puissance avec r=−4 :g′(x)=−4x−4−1=−4x−5.
On revient à la notation fractionnaire :g′(x)=−x54.
(b) On réécrit le radical : h(x)=3x=x1/3.
On applique la règle avec r=31 :h′(x)=31x31−1=31x−2/3.
On revient à la notation avec radical :h′(x)=3x2/31=33x21.
Piège fréquent — Dériver sans avoir réécrit sous forme de puissance, et appliquer la règle de la puissance à un dénominateur.
2.Courte démarcheMoyen§5.3· 4 min
La règle du produit et la règle du quotient
Détermine f′(x) si f(x)=x2+12x−3.
Voir un indice
Indice
Identifie clairement le « haut » et le « bas » avant de commencer. Dans quel ordre les deux termes du numérateur apparaissent-ils, et où se place le signe moins ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
f′(x)=(x2+1)2−2x2+6x+2
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
On identifie le haut et le bas :u(x)=2x−3etv(x)=x2+1.
On dérive chacun :u′(x)=2etv′(x)=2x.
On applique la règle du quotient v2u′v−uv′ :f′(x)=(x2+1)22(x2+1)−(2x−3)(2x).
On développe le numérateur, en faisant attention au signe devant la parenthèse :2(x2+1)−(2x−3)(2x)=2x2+2−(4x2−6x)=2x2+2−4x2+6x=−2x2+6x+2.
D'oùf′(x)=(x2+1)2−2x2+6x+2.
Le domaine ne pose aucun problème ici : x2+1>0 pour tout x réel.
Piège fréquent — Oublier de distribuer le signe moins sur les deux termes du produit (2x−3)(2x).
3.Courte démarcheMoyen§5.4· 3 min
La dérivation en chaîne
Détermine dxdy si y=(3x2−5)4.
Voir un indice
Indice
Développer la puissance quatrième serait absurde. Quelle est la fonction intérieure, et que vaut sa dérivée ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
dxdy=24x(3x2−5)3
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
On identifie la fonction intérieure :u(x)=3x2−5.
L'extérieure est la puissance quatrième : y=u4.
On dérive l'extérieure en gardant u intact :dudy=4u3=4(3x2−5)3.
On dérive l'intérieure :dxdu=6x.
On multiplie les deux :dxdy=dudy⋅dxdu=4(3x2−5)3⋅6x.
On simplifie le coefficient :dxdy=24x(3x2−5)3.
Piège fréquent — Écrire 4(3x2−5)3 et oublier de multiplier par la dérivée de l'intérieure.
4.Vrai ou fauxMoyen§5.7· 3 min
Démonstrations
Vrai ou faux ? La démonstration de la règle du produit s'appuie sur le fait qu'une fonction dérivable est nécessairement continue.
Voir un indice
Indice
Dans la démonstration, on doit évaluer limh→0f(x+h). Quelle propriété de f permet d'affirmer que cette limite vaut f(x) ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Vrai
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
La démonstration part de la définition et introduit l'astuce d'ajouter et de soustraire le terme f(x+h)g(x), ce qui mène àP′(x)=h→0lim[f(x+h)⋅hg(x+h)−g(x)+g(x)⋅hf(x+h)−f(x)].
Les deux quotients tendent respectivement vers g′(x) et f′(x), par définition de la dérivée.
Mais il reste le facteur f(x+h) du premier terme. Pour conclure, il faut savoir queh→0limf(x+h)=f(x).
Or c'est exactement la continuité de f en x. On l'obtient grâce au théorème du chapitre 4 : si f est dérivable en un point, alors f y est continue. Comme l'énoncé de la règle du produit suppose f dérivable, f est bien continue.
L'énoncé est donc vrai.
Sans cette étape, on ne pourrait pas remplacer f(x+h) par f(x) et la démonstration serait incomplète.
Piège fréquent — Croire que limh→0f(x+h)=f(x) va de soi, sans justification.
5.Vrai ou fauxMoyen§5.2· 3 min
Les règles usuelles
Vrai ou faux ? Pour dériver le produit (x+2)(x−5), on peut soit appliquer la règle du produit, soit développer d'abord l'expression puis dériver terme à terme : les deux méthodes donnent le même résultat.
Voir un indice
Indice
Essaie les deux chemins sur cet exemple précis et compare les résultats. Y a-t-il une raison pour qu'ils diffèrent ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Vrai
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Par la règle du produit. Avec u=x+2 et v=x−5, on a u′=1 et v′=1, donc[(x+2)(x−5)]′=1(x−5)+(x+2)(1)=x−5+x+2=2x−3.
En développant d'abord.(x+2)(x−5)=x2−5x+2x−10=x2−3x−10.
On dérive ce polynôme terme à terme :(x2−3x−10)′=2x−3.
Les deux méthodes donnent bien 2x−3 : l'énoncé est vrai.
C'est normal : les deux expressions désignent la même fonction, et une fonction n'a qu'une seule dérivée. Le choix de la méthode est une question d'efficacité, pas de justesse.
En pratique, développer est plus rapide pour un produit de deux binômes, mais devient impraticable pour un produit du type x2sinx, où la règle du produit s'impose.
Piège fréquent — Croire que la règle du produit est obligatoire dès qu'il y a un produit, même quand le développement est trivial.
6.Vrai ou fauxMoyen§5.3· 3 min
La règle du produit et la règle du quotient
Vrai ou faux ? Dans la règle du quotient, on peut intervertir les deux termes du numérateur sans changer le résultat, comme on le fait dans la règle du produit.
Voir un indice
Indice
La règle du produit est une somme, celle du quotient est une différence. Que se passe-t-il quand on intervertit les termes d'une soustraction ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Faux
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
La règle du produit est une somme :(fg)′=f′g+fg′.
Comme l'addition est commutative, écrire fg′+f′g donne exactement le même résultat. L'ordre y est effectivement indifférent.
La règle du quotient est une différence :(gf)′=g2f′g−fg′.
Or la soustraction n'est pas commutative : intervertir les deux termes change le signe du numérateur, donc le signe de toute la dérivée.
Contre-exemple. Prenons f(x)=x+1x, avec u=x et v=x+1.
Le bon ordre donnef′(x)=(x+1)2(1)(x+1)−(x)(1)=(x+1)21,qui est positive.
L'ordre inversé donnerait(x+1)2(x)(1)−(1)(x+1)=(x+1)2−1,qui est négative. Les deux résultats sont opposés.
L'énoncé est donc faux.
Piège fréquent — Transposer à la règle du quotient la souplesse d'ordre qu'autorise la règle du produit.
7.Courte démarcheMoyen§5.5· 3 min
La dérivation implicite
Détermine dxdy si xy=4.
Voir un indice
Indice
Le membre de gauche est un produit de deux fonctions de x. Quelle règle faut-il appliquer avant même de penser à l'implicite ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
dxdy=−xy
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Le membre de gauche est un produit : il faut la règle du produit, avec les facteurs x et y.
On dérive les deux membres par rapport à x :(1)(y)+(x)dxdy=0.
Le premier terme vient de la dérivée de x (qui vaut 1) multipliée par y ; le second, de x multiplié par la dérivée de y.
On isole :xdxdy=−y.
On divise par x :dxdy=−xy,x=0.
Vérification possible : en isolant y=x4=4x−1, on obtient dxdy=−4x−2=−x24. Et comme y=x4, on a bien −xy=−x24.
Piège fréquent — Traiter xy comme un seul bloc et écrire directement dxdy, en oubliant la règle du produit.
8.Problème completDifficile§5.5· 10 min
La dérivation implicite
Soit la courbe d'équation x3+y3=6xy. (a) Vérifie que le point (3,3) appartient à la courbe. (b) Détermine dxdy et simplifie le résultat. (c) Calcule la pente de la tangente au point (3,3).
Voir un indice
Indice
Les deux membres contiennent des termes à dériver : à gauche deux cubes, à droite un produit. N'oublie pas de dériver le membre de droite aussi.
Voir la réponse finale
Réponse finale
(a) 27+27=54=6(9) (b) dxdy=y2−2x2y−x2 (c) −1
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
(a) On substitue x=3 et y=3 dans chaque membre.
Membre de gauche :33+33=27+27=54.
Membre de droite :6(3)(3)=54.
Les deux membres coïncident : le point (3,3) appartient bien à la courbe.
(b) On dérive les deux membres par rapport à x.
À gauche, chaque cube se dérive selon sa variable :dxd(x3+y3)=3x2+3y2dxdy.
À droite, 6xy est un produit :dxd(6xy)=6[(1)(y)+(x)dxdy]=6y+6xdxdy.
On assemble l'équation dérivée :3x2+3y2dxdy=6y+6xdxdy.
On regroupe les termes en dxdy à gauche et les autres à droite :3y2dxdy−6xdxdy=6y−3x2.
On met dxdy en évidence :dxdy(3y2−6x)=6y−3x2.
On isole, puis on simplifie par 3 :dxdy=3y2−6x6y−3x2=y2−2x2y−x2.
(c) On évalue au point (3,3) :dxdy(3,3)=32−2(3)2(3)−32=9−66−9=3−3=−1.
La tangente au point (3,3) a donc une pente de −1 : elle fait un angle de 45∘ avec l'horizontale, en descendant.
Piège fréquent — Oublier de dériver le membre de droite 6xy, ou le dériver sans la règle du produit.
9.Vrai ou fauxMoyen§5.5· 2 min
La dérivation implicite
Vrai ou faux ? L'expression de dxdy obtenue par dérivation implicite dépend généralement à la fois de x et de y.
Voir un indice
Indice
Repense aux exemples : celui du cercle, ou celui de x2y+y3=4. Que contenaient les réponses ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Vrai
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
En dérivation explicite, on part de y=f(x) et la dérivée s'exprime uniquement en fonction de x.
En dérivation implicite, y n'est jamais isolé. Quand on résout pour dxdy, les deux variables restent présentes dans l'expression obtenue.
Exemple du cerclex2+y2=25 :dxdy=−yx.
L'expression dépend bien des deux variables. C'est d'ailleurs nécessaire : au point (3,4) la pente vaut −43, alors qu'au point (3,−4) elle vaut +43. Une même abscisse peut correspondre à deux pentes différentes.
L'énoncé est donc vrai.
Conséquence pratique : pour évaluer une pente, il faut connaître les deux coordonnées du point, pas seulement son abscisse.
Piège fréquent — Croire qu'il faut absolument éliminer y de la réponse pour qu'elle soit correcte.
10.Vrai ou fauxFacile§5.6· 2 min
Les dérivées successives
Vrai ou faux ? La dérivée cinquième d'un polynôme de degré 4 est nulle.
Voir un indice
Indice
Que devient le degré d'un polynôme à chaque dérivation ? Après combien d'étapes atteint-on une constante ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Vrai
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Chaque dérivation fait baisser le degré de un.
Prenons un polynôme de degré 4, par exemple P(x)=x4 :P′(x)P′′(x)P′′′(x)P(4)(x)P(5)(x)=4x3=12x2=24x=24=0.(degreˊ 3)(degreˊ 2)(degreˊ 1)(constante)
Après 4 dérivations, il ne reste qu'une constante ; la cinquième dérivation l'annule.
L'énoncé est donc vrai. Plus généralement, la dérivée d'ordre n+1 d'un polynôme de degré n est toujours nulle.
Cela vaut pour n'importe quel polynôme de degré 4, pas seulement x4 : les termes de degré inférieur s'annulent encore plus tôt.
Piège fréquent — Confondre l'ordre à partir duquel la dérivée devient constante (n) et celui à partir duquel elle devient nulle (n+1).
11.Choix multipleMoyen§5.7· 3 min
Démonstrations
Dans la démonstration de dxd(sinx)=cosx à partir de la définition, quelle identité trigonométrique est utilisée pour développer sin(x+h) ?
Voir un indice
Indice
Le taux de variation moyen contient sin(x+h), soit le sinus d'une somme de deux angles. Quelle identité décompose cela ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
La formule d'addition sin(a+b)=sinacosb+cosasinb
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
La démonstration part de la définition :dxd(sinx)=h→0limhsin(x+h)−sinx.
Le numérateur contient sin(x+h) : le sinus d'une somme de deux angles. C'est la formule d'addition qui permet de le décomposer :sin(x+h)=sinxcosh+cosxsinh.
Le numérateur devient alorssinxcosh+cosxsinh−sinx=sinx(cosh−1)+cosxsinh.
Ce regroupement fait apparaître les deux limites trigonométriques admises,h→0limhcosh−1=0eth→0limhsinh=1,qui permettent de conclure.
C'est pour cette raison que la formule d'addition figure parmi les identités du chapitre 1 : elle sert précisément ici.
Piège fréquent — Choisir l'identité de l'angle double, qui ne s'applique qu'à deux angles égaux.
12.Vrai ou fauxMoyen§5.7· 3 min
Démonstrations
Vrai ou faux ? Les deux limites h→0limhsinh=1 et h→0limhcosh−1=0 sont démontrées dans le cours avant d'être utilisées.
Voir un indice
Indice
Relis l'encadré qui les introduit au chapitre 5. Quel mot y est employé pour décrire leur statut ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Faux
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Ces deux limites sont admises, et non démontrées. Le cours les introduit explicitement comme des résultats acceptés sans preuve, servant uniquement d'outil à la démonstration de (sinx)′=cosx.
La première est rendue plausible par une vérification numérique, avec h exprimé en radians :0,1sin(0,1)≈0,9983,0,01sin(0,01)≈0,99998.
Mais un tableau de valeurs n'est pas une démonstration : il suggère le résultat sans l'établir.
L'énoncé est donc faux.
Ces limites ne font d'ailleurs pas partie des formules à mémoriser du cours : elles n'apparaissent qu'au service de cette démonstration.
Note aussi qu'on ne peut pas les établir à l'aide de la règle de L'Hospital : cette règle exige de connaître la dérivée du sinus, qui est précisément ce qu'on cherche à démontrer. Le raisonnement serait circulaire.
Piège fréquent — Confondre une vérification numérique convaincante avec une démonstration.
6. Étude de fonction : nombres critiques, extremums et concavité
9 exercices ici.
1.Vrai ou fauxMoyen§6.1· 3 min
La droite tangente
Vrai ou faux ? La tangente à une courbe en un point ne peut toucher cette courbe qu'en ce seul point.
Voir un indice
Indice
La tangence est une propriété locale. Rien n'empêche la droite de recroiser la courbe plus loin. Cherche un exemple avec une cubique.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Faux
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
La tangence est une propriété locale : elle décrit le comportement de la courbe au voisinage immédiat du point de contact. Elle ne dit rien de ce qui se passe ailleurs.
Contre-exemple. Soit f(x)=x3 et cherchons la tangente en x=0.
On a f(0)=0 et f′(x)=3x2, donc f′(0)=0. La tangente est la droite horizontaley=0.
Or cette droite coupe la courbe exactement là où x3=0, c'est-à-dire en x=0 seulement. Prenons alors un autre exemple.
Meilleur contre-exemple. Soit f(x)=x3−3x, dont la tangente au point (0,0) a pour pente f′(0)=−3, soit la droite y=−3x.
Cherchons les intersections :x3−3x=−3x⟺x3=0⟺x=0.Encore un seul point.
Contre-exemple concluant. Prenons la tangente à f(x)=x3−3x au point (1,−2), qui est horizontale : y=−2.
Intersections :x3−3x=−2⟺x3−3x+2=0⟺(x−1)2(x+2)=0,d'où x=1 (point de tangence) et x=−2.
La tangente touche donc la courbe en (1,−2)et la recoupe en (−2,−2). L'énoncé est faux.
Vrai ou faux ? On peut appliquer la règle de L'Hospital à x→1limx+1x2+3.
Voir un indice
Indice
Commence par évaluer directement. Obtiens-tu vraiment une forme indéterminée ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Faux
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Vérification de la forme. C'est toujours la première chose à faire :1+112+3=24=2.
La limite s'évalue directement et vaut 2 : il n'y a aucune indétermination.
La règle de L'Hospital ne s'applique donc pas. L'énoncé est faux.
Ce qui arriverait si on l'appliquait quand même. En dérivant séparément :x→1lim12x=2.
Ici le résultat coïncide par coïncidence, mais ce n'est pas une règle. Prenons x→1limx+1x2=21 : une application abusive donnerait x→1lim12x=2, ce qui est faux.
Morale : la vérification de la forme n'est pas une formalité, c'est ce qui rend la règle valide.
Piège fréquent — Appliquer la règle par réflexe dès qu'on voit un quotient, sans vérifier la forme.
3.Courte démarcheFacile§6.3· 4 min
Les nombres critiques
Trouve les nombres critiques de f(x)=x3−3x2−9x.
Voir un indice
Indice
Après avoir dérivé, mets le facteur commun en évidence avant de factoriser le trinôme restant.
Voir la réponse finale
Réponse finale
c=3 et c=−1
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Domaine. Polynôme : domf=R.
Dérivée.f′(x)=3x2−6x−9.
Résoudre f′(x)=0. On met 3 en évidence :3(x2−2x−3)=0.
On factorise le trinôme : deux nombres de produit −3 et de somme −2, soit −3 et +1 :3(x−3)(x+1)=0.
D'oùx=3oux=−1.
Où f′ n'existe-t-elle pas ? Nulle part : f′ est un polynôme.
Appartenance au domaine. Les deux valeurs sont réelles. ✓
Les nombres critiques sont donc c=3 et c=−1.
Piège fréquent — Se tromper de signes en factorisant et obtenir (x+3)(x−1).
4.Courte démarcheMoyen§6.4· 5 min
Croissance, décroissance et extremums
Trouve les extremums relatifs de f(x)=2x3−9x2+12x à l'aide du test de la dérivée première.
Voir un indice
Indice
Après avoir trouvé les nombres critiques, c'est le changement de signe de f′ qui décide de la nature de chacun.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Maximum relatif de 5 en x=1 ; minimum relatif de 4 en x=2
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Dérivée.f′(x)=6x2−18x+12=6(x2−3x+2)=6(x−1)(x−2).
Nombres critiques.x=1etx=2.
Étude du signe de f′.f′(0)f′(1,5)f′(3)=6(−1)(−2)=12>0,=6(0,5)(−0,5)=−1,5<0,=6(2)(1)=12>0.
Application du test.
En x=1 : f′ passe de + à −, donc maximum relatif. Sa valeur estf(1)=2−9+12=5.
En x=2 : f′ passe de − à +, donc minimum relatif. Sa valeur estf(2)=16−36+24=4.
Conclusion. Maximum relatif de 5 en x=1, minimum relatif de 4 en x=2.
Remarque : ici le maximum relatif (5) est supérieur au minimum relatif (4), ce qui est normal puisque ces extremums sont locaux.
Piège fréquent — Donner les abscisses 1 et 2 comme réponse au lieu des valeurs f(1) et f(2).
5.Vrai ou fauxMoyen§6.4· 3 min
Croissance, décroissance et extremums
Vrai ou faux ? Si f admet un maximum relatif en c et que f est dérivable en c, alors f′(c)=0.
Voir un indice
Indice
À un sommet de courbe où la tangente existe, quelle est nécessairement son inclinaison ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Vrai
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Attention au sens de l'implication : ici on part de l'extremum pour conclure sur la dérivée, et non l'inverse.
Si f admet un maximum relatif en c, la courbe monte avant c et descend après. La dérivée passe donc de positive à négative.
Comme f est dérivable en c, la dérivée existe en ce point. Une quantité qui passe du positif au négatif en existant partout doit s'annuler au passage :f′(c)=0.
Géométriquement : au sommet d'une courbe lisse, la tangente est nécessairement horizontale.
L'énoncé est donc vrai.
Mais la réciproque est fausse : f(x)=x3 vérifie f′(0)=0 sans avoir d'extremum en 0.
L'hypothèse de dérivabilité est également essentielle : f(x)=∣x∣ admet un minimum en 0, mais f′(0) n'existe pas — on ne peut donc pas écrire f′(0)=0.
Piège fréquent — Confondre cette implication avec sa réciproque, qui est fausse.
6.Choix multipleDifficile§6.5· 4 min
Concavité et points d'inflexion
Soit c un nombre critique de f tel que f′(c)=0 et f′′(c)=0. Que peut-on conclure ?
Voir un indice
Indice
Compare trois fonctions : x4, −x4 et x3. Elles vérifient toutes f′(0)=f′′(0)=0. Ont-elles le même comportement en 0 ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Le test de la dérivée seconde est non concluant ; il faut utiliser celui de la dérivée première
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Le théorème du cours prévoit trois cas, dont le troisième est explicitement un échec :f′′(c)<0⇒maximum,f′′(c)>0⇒minimum,f′′(c)=0⇒non concluant.
Trois exemples montrent pourquoi aucune conclusion n'est possible. Tous vérifient f′(0)=f′′(0)=0 :
f(x)=x4 : f′(x)=4x3 passe de − à + en 0, donc minimum.
f(x)=−x4 : f′(x)=−4x3 passe de + à −, donc maximum.
f(x)=x3 : f′(x)=3x2 reste positive des deux côtés, donc ni l'un ni l'autre.
Trois comportements différents pour une même information f′′(c)=0 : le test ne peut donc rien trancher.
Dans ce cas, on revient au test de la dérivée première, qui, lui, conclut toujours.
Piège fréquent — Conclure à un point d'inflexion dès que f′′(c)=0.
7.Vrai ou fauxMoyen§6.5· 3 min
Concavité et points d'inflexion
Vrai ou faux ? Si f′′(c)=0 et que c appartient au domaine de f, alors la courbe admet un point d'inflexion en c.
Voir un indice
Indice
Que faut-il de plus que l'annulation de f′′ pour qu'il y ait inflexion ? Teste avec f(x)=x4.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Faux
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
L'annulation de f′′ ne suffit pas : il faut de plus que la concavité change effectivement de part et d'autre de c.
Contre-exemple. Soit f(x)=x4.
f′(x)=4x3,f′′(x)=12x2.
On a bien f′′(0)=0, et 0 appartient au domaine.
Mais étudions le signe de f′′ :f′′(x)=12x2≥0pour tout x reˊel.
La dérivée seconde est positive des deux côtés de 0 : la courbe est concave vers le haut partout. La concavité ne change pas.
Il n'y a donc aucun point d'inflexion en x=0, bien que f′′(0)=0. L'énoncé est faux.
L'annulation de f′′ fournit seulement une liste de candidats ; l'étude de signe est indispensable pour trancher.
Piège fréquent — Traiter f′′(c)=0 comme une condition suffisante d'inflexion.
8.Courte démarcheMoyen§6.6· 5 min
Le tableau de variation combiné
À partir du tableau de variation combiné suivant, identifie tous les extremums relatifs et tous les points d'inflexion de f.
p{1.1cm}|>{}p{0.85cm}|>{}p{1.2cm}|>{}p{0.85cm}|>{}p{1.2cm}|>{}p{0.85cm}|>{}p{1.2cm}|>{}p{0.85cm}|>{}p{1.2cm}|>{}p{0.85cm}|} x
−∞
−1
0
2
+∞
f′(x)
−
0
+
+
+
0
−
f′′(x)
+
+
+
0
−
−
−
f(x)
↘∪
−4
↗∪
1
↗∩
6
↘∩
Voir un indice
Indice
Examine chaque colonne où apparaît un 0. Sur quelle ligne se trouve-t-il, et y a-t-il changement de signe ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Minimum relatif −4 en x=−1 ; maximum relatif 6 en x=2 ; point d'inflexion (0,1)
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
On examine chaque colonne contenant un 0, en repérant sur quelle ligne il se trouve.
En x=−1. Le 0 est sur la ligne f′, qui passe de − à +. C'est un changement de signe, donc un minimum relatif de valeur f(−1)=−4.
La ligne f(x) le confirme : la flèche passe de ↘ à ↗.
En x=0. Le 0 est sur la ligne f′′, qui passe de + à −. La concavité change de ∪ à ∩ : c'est un point d'inflexion, soit le point (0,1).
Noter que f′ reste positive en x=0 : la fonction continue de croître, il n'y a donc pas d'extremum.
En x=2. Le 0 est sur la ligne f′, qui passe de + à −. C'est un maximum relatif de valeur f(2)=6.
Conclusion. Minimum relatif de −4 en x=−1 ; point d'inflexion (0,1) ; maximum relatif de 6 en x=2.
Piège fréquent — Traiter tous les 0 du tableau comme des extremums, sans regarder sur quelle ligne ils se trouvent.
9.Problème completDifficile§6.7· 15 min
L'étude complète d'une fonction
Soit f(x)=x2+14x. On donne : f′(x)=(x2+1)24(1−x2) et f′′(x)=(x2+1)38x(x2−3). Effectue l'étude complète de f.
Voir un indice
Indice
Le dénominateur x2+1 ne s'annule jamais : cela élimine d'emblée toute asymptote verticale. Concentre-toi sur les numérateurs de f′ et f′′.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Domaine R ; ordonnée 0 ; zéro x=0 ; aucune AV, AH y=0 ; minimum relatif −2 en x=−1, maximum relatif 2 en x=1 ; points d'inflexion (−3,−3), (0,0) et (3,3)
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
1. Domaine. Le dénominateur vérifie x2+1≥1>0 : il ne s'annule jamais.domf=R.
2. Ordonnée à l'origine et zéros.f(0)=10=0.Le seul zéro est x=0, puisque 4x=0⟺x=0.
3. Asymptotes. Aucune asymptote verticale, le domaine étant R tout entier.
À l'infini, on divise par x2 :x2+14x=1+x21x4⟶10=0.
La droite y=0 est asymptote horizontale des deux côtés.
4. Nombres critiques. Le dénominateur de f′ ne s'annule jamais, donc on résout son numérateur :4(1−x2)=0⟺x=±1.
Zéros de f′′. De même :8x(x2−3)=0⟺x=0 ou x=±3.
Valeurs de f.f(−1)f(0)f(1)f(±3)=2−4=−2,=0,=24=2,=4±43=±3.
Signes de f′. Le signe est celui de (1−x2) : négatif si ∣x∣>1, positif si ∣x∣<1.
Signes de f′′. Le signe est celui de x(x2−3) :x<−3−3<x<00<x<3x>3:(−)(+)=−:(−)(−)=+:(+)(−)=−:(+)(+)=+
5. Tableau de variation combiné. Cinq valeurs remarquables en ordre croissant : −3, −1, 0, 1, 3.
p{0.8cm}|>{}p{0.6cm}|>{}p{0.75cm}|>{}p{0.75cm}|>{}p{0.75cm}|>{}p{0.6cm}|>{}p{0.75cm}|>{}p{0.6cm}|>{}p{0.75cm}|>{}p{0.75cm}|>{}p{0.75cm}|>{}p{0.6cm}|} x
−∞
−3
−1
0
1
3
+∞
f′
−
−
−
0
+
+
+
0
−
f′′
−
0
+
+
+
0
−
−
0
f
↘∩
−3
↘∪
−2
↗∪
0
↗∩
2
3
6. Extremums et inflexions.
En x=−1 : f′ passe de − à +, donc minimum relatif de −2.
En x=1 : f′ passe de + à −, donc maximum relatif de 2.
En x=−3, x=0 et x=3 : f′′ change de signe à chaque fois, donc trois points d'inflexion :(−3,−3),(0,0),(3,3).
7. Esquisse. La courbe monte de 0 (venant de −∞) jusqu'au sommet (1,2) après être passée par le creux (−1,−2), puis redescend vers 0. Elle est symétrique par rapport à l'origine.
Vérification : f est impaire, ce qui explique la symétrie complète du tableau.
Piège fréquent — Chercher une asymptote verticale alors que le dénominateur x2+1 ne s'annule jamais.
7. Taux liés, optimisation et modélisation en sciences de la nature
7 exercices ici.
1.Choix multipleFacile§7.2· 2 min
Problèmes de taux de variation en contexte
Le volume V d'eau dans un réservoir est mesuré en litres, et le temps t en minutes. Quelles sont les unités de dtdV ?
Voir un indice
Indice
Relis la notation de Leibniz à voix haute : dtdV se lit « dV sur dt ». Que suggère cette lecture ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
L/min
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Les unités d'une dérivée s'obtiennent directement de sa structure :uniteˊ de la variableuniteˊs de la grandeur.
Ici la grandeur V est en litres et la variable t en minutes, doncdtdVest enminL=L/min.
La notation de Leibniz est particulièrement commode pour cela : sa forme de quotient rappelle immédiatement comment composer les unités.
Concrètement, une valeur de dtdV=8 signifie que le volume augmente de 8 litres à chaque minute qui passe.
Piège fréquent — Inverser le rapport et donner min/L.
2.Vrai ou fauxMoyen§7.3· 3 min
La tendance à long terme
Vrai ou faux ? Si la tendance à long terme d'une quantité Q(t) est un nombre fini L, alors le graphique de Q admet la droite Q=L comme asymptote horizontale.
Voir un indice
Indice
Quelle est la définition d'une asymptote horizontale, et comment se calcule une tendance à long terme ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Vrai
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
La tendance à long terme d'une quantité se calcule part→+∞limQ(t).
Or c'est exactement la définition d'une asymptote horizontale : la droite y=L est asymptote horizontale du graphique de Q lorsque cette limite vaut L, avec L réel.
Les deux notions décrivent donc le même phénomène, dans deux langages différents : celui du contexte appliqué et celui de l'analyse graphique.
L'énoncé est vrai.
Exemple. Pour T(t)=20+60e−0,05t, on a t→+∞limT(t)=20. La température se stabilise à 20~oC, et la droite T=20 est asymptote horizontale.
Nuance importante. La réciproque n'est pas garantie dans l'autre sens du temps : une fonction peut avoir une asymptote horizontale du côté −∞ sans que cela concerne la tendance à long terme, qui ne s'intéresse qu'à t→+∞.
Piège fréquent — Croire que la quantité finit par atteindre exactement la valeur L, alors qu'elle s'en approche sans jamais l'atteindre.
3.Problème completDifficile§7.3· 10 min
La tendance à long terme
Une population animale suit le modèle P(t)=1+3e−0,4t800, où t est en années. (a) Quelle est la population initiale ? (b) Détermine la tendance à long terme. (c) Interprète cette valeur dans le contexte. (d) La population peut-elle dépasser cette valeur ? Justifie.
Voir un indice
Indice
Pour (b), concentre-toi sur ce que devient le terme exponentiel du dénominateur. Pour (d), examine le signe du dénominateur.
Voir la réponse finale
Réponse finale
(a) 200 individus (b) 800 individus (c) la capacité limite du milieu (d) non, car le dénominateur reste toujours supérieur à 1
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
(a) Population initiale.P(0)=1+3e0800=1+3800=4800=200.
La population compte donc 200 individus au départ.
(b) Tendance à long terme. Quand t→+∞, l'exposant −0,4t→−∞, donce−0,4t⟶0,et donc3e−0,4t⟶0.
Le dénominateur tend vers 1+0=1, d'oùt→+∞limP(t)=1800=800.
(c) Interprétation. À long terme, la population se stabilise autour de 800 individus. Cette valeur est la capacité limite du milieu : le nombre maximal d'individus que l'environnement peut soutenir durablement.
(d) Dépassement possible ? Examinons le dénominateur. Comme e−0,4t>0 pour tout t, on a3e−0,4t>0⟹1+3e−0,4t>1.
Le dénominateur est donc toujours strictement supérieur à 1, ce qui entraîneP(t)=1+3e−0,4t800<1800=800.
La population ne peut donc jamais atteindre ni dépasser 800 individus : elle s'en approche asymptotiquement par le bas.
C'est exactement le comportement attendu d'un modèle logistique, où la croissance ralentit à mesure qu'on approche de la capacité limite.
Piège fréquent — Croire que e−0,4t→0 rend le dénominateur nul, et conclure à une limite infinie.
4.Courte démarcheMoyen§7.4· 5 min
Les taux liés
Le côté d'un carré augmente à raison de 3~cm/s. On cherche à quelle vitesse son aire augmente lorsque le côté mesure 8~cm. Sans résoudre le problème, écris (a) l'équation de liaison, (b) le taux connu et (c) le taux cherché, avec leurs unités.
Voir un indice
Indice
Quelle formule relie l'aire d'un carré à son côté ? Nomme d'abord tes variables avant d'écrire quoi que ce soit.
Voir la réponse finale
Réponse finale
(a) A=c2 (b) dtdc=3 cm/s (c) dtdA=? en cm2/s lorsque c=8 cm
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Variables. Soit c le côté du carré (en cm), A son aire (en cm2) et t le temps (en s). Les deux grandeurs c et A dépendent du temps.
(a) Équation de liaison. La formule qui relie les deux variables estA=c2.
(b) Taux connu. L'énoncé dit que le côté augmente de 3~cm/s :dtdc=3cm/s.
(c) Taux cherché. On veut la vitesse d'augmentation de l'aire :dtdA=?en cm2/s,lorsque c=8cm.
Noter la distinction essentielle : c=8~cm est une condition ponctuelle, pas un taux. Elle ne servira qu'après la dérivation.
Noter aussi les unités du taux cherché : l'aire est en cm2 et le temps en s, donc cm2/s — et non cm/s.
Piège fréquent — Substituer c=8 dans l'équation de liaison avant de dériver, ce qui la transformerait en constante.
5.Problème completMoyen§7.4· 10 min
Les taux liés
Une échelle de 13~m est appuyée contre un mur vertical. Son pied s'éloigne du mur à 2~m/s. À quelle vitesse le haut de l'échelle descend-il lorsque le pied est à 5~m du mur ?
Voir un indice
Indice
L'échelle, le mur et le sol forment un triangle rectangle dont l'hypoténuse est constante. C'est cette constance qui rend la relation utilisable.
Voir la réponse finale
Réponse finale
dtdy=−65≈−0,833 m/s : le haut descend à environ 0,83 m/s
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Étape 1 — Variables. Soit x la distance du pied au mur (m) et y la hauteur du haut de l'échelle (m), toutes deux dépendant du temps t (s).
Interprétation. Lorsque le pied est à 5~m du mur, le haut de l'échelle descend à environ 0,83~m/s.
Le signe négatif est essentiel : il indique que la hauteur ydiminue, ce qui est bien le comportement attendu d'une échelle qui glisse.
Piège fréquent — Donner la réponse sans commenter le signe négatif, ou pire, le supprimer en le jugeant aberrant.
6.Problème completMoyen§7.5· 10 min
Les problèmes d'optimisation
Un agriculteur dispose de 200~m de clôture pour délimiter un enclos rectangulaire le long d'une rivière rectiligne. Le côté longeant la rivière n'a pas besoin d'être clôturé. Quelles dimensions maximisent l'aire, et quelle est cette aire ?
Voir un indice
Indice
Combien de côtés faut-il clôturer ? C'est ce qui distingue ce problème de celui d'un enclos complet.
Voir la réponse finale
Réponse finale
50 m ×100 m, pour une aire maximale de 5000 m2
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Étape 1 — Variables. Soit x la largeur (perpendiculaire à la rivière) et y la longueur (parallèle à la rivière), en mètres.
Étape 2 — Quantité à optimiser.A=xy.
Étape 3 — Contrainte. Seuls trois côtés sont clôturés : les deux largeurs et une longueur.2x+y=200⟹y=200−2x.
On substitue :A(x)=x(200−2x)=200x−2x2.
Étape 4 — Domaine réaliste. Il faut x>0 et y=200−2x>0, doncx∈]0,100[.
Étape 5 — Nombres critiques.A′(x)=200−4x=0⟺x=50.
Cette valeur appartient bien au domaine réaliste.
Étape 6 — Valider. Par le test de la dérivée seconde :A′′(x)=−4<0,donc x=50 donne bien un maximum.
L'enclos optimal mesure donc 50~m sur 100~m, pour une aire maximale de 5000~m2.
Remarque : le côté parallèle à la rivière (100~m) vaut exactement le double de chaque largeur. Ce rapport de 2 est caractéristique de ce type de problème à trois côtés.
Piège fréquent — Utiliser la contrainte 2x+2y=200 d'un enclos complet, en oubliant que la rivière remplace un côté.
7.Courte démarcheMoyen§7.6· 4 min
Interpréter un résultat
La masse d'un échantillon radioactif est m(t), en grammes, où t est en années. On a calculé dtdmt=5=−0,8. Donne les unités de ce résultat et rédige une phrase d'interprétation complète.
Voir un indice
Indice
Une interprétation complète comporte trois éléments : la valeur, les unités et une phrase. N'oublie pas de commenter le signe.
Voir la réponse finale
Réponse finale
−0,8 g/an : après 5 ans, la masse de l'échantillon diminue au rythme de 0,8 gramme par année
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Unités. La masse est en grammes et le temps en années, doncanneˊegramme=g/an.
Valeur et signe. Le résultat est −0,8~g/an. Le signe négatif indique que la masse diminue.
Phrase d'interprétation. Après 5~ans, la masse de l'échantillon radioactif diminue au rythme de 0,8~gramme par année.
Cohérence physique. Le signe négatif est attendu : un échantillon radioactif se désintègre, donc sa masse ne peut que décroître. Un résultat positif aurait signalé une erreur de calcul.
Rappel des trois éléments exigés : la valeur (0,8), les unités (g/an) et une phrase répondant à la question posée. Un nombre seul ne vaut pas la totalité des points.
Piège fréquent — Écrire « la masse diminue de −0,8 g/an », ce qui revient à compter le signe négatif deux fois.