Chaque exercice avec son indice, sa réponse finale et sa démarche détaillée — cherche d'abord, dévoile ensuite.
Chapitre
Type
Difficulté
Progression
1. Vocabulaire, tableaux, mesures de tendance centrale et cote z
23 exercices ici.
1.Courte démarcheFacile§1.2
Types de variables
Dans un marathon, chaque coureur porte un dossard numéroté de 1 à 500. Cette variable (le numéro de dossard) est-elle qualitative ou quantitative ? Justifie ta réponse.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Qualitative nominale. Même si les dossards sont représentés par des chiffres, ce ne sont que des étiquettes : additionner ou moyenner deux numéros de dossards n'a aucun sens.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Un code numérique n'est pas automatiquement une variable quantitative.
Le test à se rappeler : « est-ce que faire la moyenne aurait du sens ? ».
Ici, la moyenne du dossard n°42 et du dossard n°318 (soit 180) ne représente rien de significatif.
Les dossards servent uniquement à identifier les coureurs, sans ordre ni relation arithmétique.
C'est donc une variable qualitative nominale.
2.Courte démarcheFacile§1.1
Vocabulaire de base
Un climatologue veut connaître la profondeur moyenne des 320 lacs de plus de 1 km² du parc national de la Mauricie. Il en visite 40 choisis au hasard et mesure la profondeur maximale de chacun. Identifie la population, l'échantillon et la variable étudiée.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Population : les 320 lacs de plus de 1 km² du parc. Échantillon : les 40 lacs visités. Variable : la profondeur maximale.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
La population regroupe tous les individus visés par l'étude (les 320 lacs concernés).
L'échantillon est le sous-ensemble effectivement observé (les 40 lacs visités).
La variable est la caractéristique mesurée sur chaque unité, soit la profondeur maximale.
3.Courte démarcheFacile§1.3
Distribution de fréquences
Dans une étude sur les revenus annuels d'un groupe, les fréquences relatives des 4 premières classes de revenus sont 12 %, 25 %, 30 % et 20 %. Quelle est la fréquence relative cumulée jusqu'à la 4ᵉ classe (incluse) ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
87 %.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
La fréquence relative cumulée est la somme des fréquences relatives des classes précédentes et de la classe considérée : 12 + 25 + 30 + 20 = 87 %.
4.Courte démarcheFacile§1.4
Regroupement en classes (variables continues)
Un chercheur veut regrouper en 5 classes d'amplitude égale les tailles de 80 plants d'épinette, qui varient de 15 cm à 65 cm. Quelle amplitude minimale doit avoir chaque classe ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
10 cm.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
L'étendue est E=xmax−xmin=65−15=50 cm.
L'amplitude minimale par classe est A=E/k=50/5=10 cm.
Ici, 10 cm est déjà un nombre commode, on peut le garder tel quel.
5.Courte démarcheFacile§1.5
Tableau à double entrée
Un sondage auprès de 100 étudiants croise le sexe et le programme d'études. On relève : 22 femmes en biologie, 18 femmes en chimie, 15 hommes en biologie et 45 hommes en chimie. Combien d'étudiants au total sont inscrits en biologie ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
37 étudiants.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Le total en biologie s'obtient en additionnant les femmes en biologie et les hommes en biologie : 22 + 15 = 37 étudiants.
6.Courte démarcheMoyen§1.3
Distribution de fréquences
Sur 100 étudiants, la répartition des mentions à un examen est : Échec 5 %, Passable 25 %, Bien 45 %, Très bien 25 %. (a) Calcule les effectifs absolus. (b) Calcule les fréquences relatives cumulées (dans l'ordre Échec → Très bien). (c) Quelle proportion d'étudiants a obtenu au moins « Bien » ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
(a) Échec : 5, Passable : 25, Bien : 45, Très bien : 25. (b) 5 %, 30 %, 75 %, 100 %. (c) 70 %.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
(a) L'effectif absolu se calcule par ni=fi×n : 0,05 × 100 = 5 ; 0,25 × 100 = 25 ; 0,45 × 100 = 45 ; 0,25 × 100 = 25. (b) La fréquence cumulée s'obtient par sommes successives : 5, 5+25=30, 30+45=75, 75+25=100. (c) « Au moins Bien » = Bien + Très bien = 45 % + 25 % = 70 %.
7.Courte démarcheMoyen§1.4
Regroupement en classes (variables continues)
Les longueurs (en mm) de 20 fossiles sont : 12, 18, 25, 30, 14, 22, 28, 16, 20, 35, 27, 33, 15, 21, 26, 29, 32, 19, 24, 31. Détermine l'étendue et propose 5 classes d'amplitude égale.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Étendue = 23 mm ; amplitude par classe = 5 mm ; classes : [12 ; 17), [17 ; 22), [22 ; 27), [27 ; 32), [32 ; 37).
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
xmax=35 et xmin=12, donc E=35−12=23 mm.
Amplitude minimale : A=E/k=23/5=4,6 mm, qu'on arrondit vers le haut à 5 mm (nombre commode).
Un tableau donne les effectifs de 60 échantillons de sol répartis par pH : [6,0 ; 6,5) : 8 ; [6,5 ; 7,0) : 15 ; [7,0 ; 7,5) : 22 ; [7,5 ; 8,0) : 10 ; [8,0 ; 8,5) : 5. Calcule les fréquences relatives et les fréquences relatives cumulées (arrondies au dixième de %).
Les températures relevées chez 5 patients sont : 37,2 °C ; 38,5 °C ; 36,8 °C ; 39,1 °C ; 37,5 °C. (a) Quelle est l'étendue en °C ? (b) Exprime cette étendue en degrés Fahrenheit (formule de conversion d'un écart : ΔF=59ΔC).
Voir la réponse finale
Réponse finale
(a) 2,3 °C. (b) 4,14 °F.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
(a) E=xmax−xmin=39,1−36,8=2,3 °C. (b) On convertit un écart de température (pas d'ajout de 32) : 2,3×9/5=4,14 °F.
10.Courte démarcheMoyen§1.9
Écart-type (données brutes, échantillon)
Deux groupes d'étudiants ont la même moyenne xˉ=74 mais des écarts-types différents : groupe A avec s=5, groupe B avec s=15. Compare les deux groupes en une ou deux phrases.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Le groupe A est plus régulier : ses valeurs s'écartent en moyenne de 5 unités de la moyenne, contre 15 pour le groupe B. Le groupe B est trois fois plus dispersé.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
L'écart-type mesure la dispersion autour de la moyenne.
Un petit écart-type signifie que les valeurs sont regroupées autour de la moyenne (groupe A), tandis qu'un grand écart-type indique une forte dispersion (groupe B).
Avec la même moyenne, on peut dire que le groupe A est plus « prévisible » et le groupe B plus « variable ».
11.Courte démarcheMoyen§1.10
Mesure de position : la cote z
Marie a obtenu 78 % à un test de biologie dont la moyenne du groupe est 65 et l'écart-type 10. Jean a obtenu 82 % à un test de chimie dont la moyenne du groupe est 75 et l'écart-type 6. Qui a mieux performé par rapport à son groupe ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Marie a mieux performé (cote z ≈ 1,30 contre 1,17 pour Jean).
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Cote z de Marie : zM=(78−65)/10=1,3.
Cote z de Jean : zJ=(82−75)/6≈1,17.
Marie se situe à 1,30 écart-type au-dessus de la moyenne de son groupe, alors que Jean n'est qu'à 1,17 écart-type au-dessus.
Marie a donc mieux performé par rapport à son groupe, même si Jean a une note brute plus élevée.
12.Courte démarcheMoyen§1.10
Mesure de position : la cote z
Dans un groupe où la moyenne des notes est 68 et l'écart-type 8, quel score brut correspond à une cote z=−1,5 ? Interprète ce que cela signifie pour l'étudiant.
Voir la réponse finale
Réponse finale
x=56. L'étudiant est à 1,5 écart-type sous la moyenne (résultat en dessous, mais pas encore dans la zone atypique).
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
On isole x dans la formule : z=(x−xˉ)/s donne x=xˉ+z⋅s=68+(−1,5)(8)=68−12=56.
L'étudiant a obtenu 56, soit 1,5 écart-type sous la moyenne du groupe.
Comme ∣z∣<2, ce n'est pas considéré comme atypique, mais il se situe clairement dans la partie basse de la distribution.
13.Courte démarcheDifficile§1.7
Mesures de tendance centrale
L'histogramme des revenus annuels d'une population montre une distribution très asymétrique à droite (longue queue à droite). (a) La moyenne sera-t-elle plus grande, plus petite ou égale à la médiane ? (b) Quelle mesure privilégier pour représenter le « revenu typique » ? Justifie.
Voir la réponse finale
Réponse finale
(a) Moyenne > médiane. (b) La médiane est plus représentative du revenu typique car elle est robuste aux valeurs extrêmes.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
(a) Dans une distribution asymétrique à droite, la queue tire la moyenne vers les grandes valeurs, alors que la médiane reste au milieu de la distribution.
On a donc systématiquement xˉ>Me. (b) La médiane représente mieux le revenu typique parce qu'elle n'est pas influencée par une minorité de très hauts revenus.
14.Courte démarcheDifficile§1.6
Choisir le bon graphique
Un magazine publie un graphique à bandes comparant les ventes 2022 (500 000 )et2023(550000) d'une entreprise. La barre de 2023 paraît environ deux fois plus grande que celle de 2022. Quel est le problème et comment le corriger ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
L'axe des Y est tronqué (il ne part pas de 0), ce qui exagère visuellement une croissance réelle de seulement 10 %. Correction : étendre l'axe Y à 0 pour rendre les hauteurs proportionnelles.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
La croissance réelle est de 500000550000−500000=10%, mais un axe tronqué (par exemple, commençant à 480 000 $) rend la différence proportionnellement énorme.
Cette pratique est trompeuse.
Correction : commencer l'axe Y à 0.
Sinon, indiquer explicitement la troncature et l'échelle utilisée.
15.Choix multipleFacile§1.2
Types de variables
Le poids d'un colis (en kg) est une variable :
Voir la réponse finale
Réponse finale
Quantitative continue
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Le poids est un nombre → quantitatif.
Il provient d'une mesure sur un intervalle continu (2,3 kg, 2,315 kg…) → continu.
16.Choix multipleFacile§1.4
Regroupement en classes (variables continues)
Pour construire une distribution en 5 classes d'amplitude égale à partir de données allant de 0 à 100, quelle amplitude minimale doit avoir chaque classe ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
20
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
E=100−0=100.
A=E/k=100/5=20.
Une amplitude plus petite ne couvre pas toute l'étendue en 5 classes.
17.Choix multipleMoyen§1.1
Vocabulaire de base
Un sondage en ligne diffusé sur Instagram récolte 5000 réponses de jeunes de 15 à 25 ans sur leur usage des écrans. Ce sondage souffre principalement de :
Voir la réponse finale
Réponse finale
Un biais de sélection (auto-sélection)
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
L'échantillon est auto-sélectionné : seuls les jeunes actifs sur Instagram et intéressés par le sujet répondent, ce qui surreprésente les grands utilisateurs d'écrans. 5000 n'est pas insuffisant — c'est la méthode qui pose problème.
18.Choix multipleMoyen§1.5
Tableau à double entrée
Dans un groupe de 200 personnes : 80 femmes (dont 30 fument) et 120 hommes (dont 45 fument). La proportion de fumeurs parmi les hommes est :
Voir la réponse finale
Réponse finale
37,5 %
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
On conditionne sur les hommes : 45 fumeurs / 120 hommes = 0,375 = 37,5 %.
L'option (a) confond avec 45/200 (proportion des hommes fumeurs dans le total).
19.Choix multipleDifficile§1.2
Types de variables
Un chercheur numérote ses échantillons de 1 à 100 pour les identifier. Il calcule la « moyenne des numéros d'échantillons ». Ce calcul :
Voir la réponse finale
Réponse finale
N'est pas valide : les numéros sont des étiquettes (qualitative nominale)
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Un code numérique n'est pas automatiquement quantitatif.
Les numéros servent d'identifiants — leur moyenne (50,5) n'a aucune signification.
Test à retenir : « Est-ce que la moyenne aurait du sens ? » → non, donc pas quantitatif.
20.Choix multipleDifficile§1.9
Écart-type (données brutes, échantillon)
Une variable X a xˉ=50 et s=10. Si on ajoute 5 à chaque valeur, quelle est la nouvelle valeur de l'écart-type ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
10
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Une translation (ajouter la même constante) déplace la moyenne mais ne change pas la dispersion.
Chaque écart reste identique : (xi+5)−(xˉ+5)=xi−xˉ.
Donc s=10 reste inchangé.
Seule la moyenne passe de 50 à 55.
21.Vrai ou fauxFacile§1.1
Vocabulaire de base
Un sondage n'observe qu'une partie de la population.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Vrai
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Vrai.
Par définition, un sondage observe seulement un échantillon.
C'est ce qui le distingue d'un recensement (qui observe toute la population).
22.Vrai ou fauxFacile§1.7
Mesures de tendance centrale
La médiane d'une série de données est toujours différente de la moyenne.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Faux
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Faux.
Dans une distribution symétrique, la moyenne et la médiane sont égales.
Elles ne diffèrent typiquement que lorsque la distribution est asymétrique ou contient des valeurs extrêmes.
23.Vrai ou fauxDifficile§1.7
Mesures de tendance centrale
Si la distribution est asymétrique à droite (longue queue vers les grandes valeurs), la moyenne est plus grande que la médiane.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Vrai
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Vrai.
La longue queue à droite tire la moyenne vers les grandes valeurs, alors que la médiane reste au centre de la majorité des observations.
On observe donc systématiquement moyenne > médiane.
L'inverse (moyenne < médiane) caractérise une asymétrie à gauche.
2. Dénombrement, probabilités conditionnelles, loi binomiale et loi normale
35 exercices ici.
1.Courte démarcheFacile§2.1
Expériences aléatoires et vocabulaire
On lance un dé équilibré à 6 faces et on note le résultat. Quel est l'univers Ω de cette expérience aléatoire ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
L'univers Ω est l'ensemble de tous les résultats possibles.
Pour un dé à 6 faces : Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6}.
2.Courte démarcheFacile§2.9
Approche classique : équiprobabilité
On lance un dé équilibré à 6 faces. Quelle est la probabilité d'obtenir un nombre strictement supérieur à 4 ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
P(A)=1/3≈33,3%.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Cas favorables : {5, 6}, soit 2 résultats.
∣Ω∣=6.
Par équiprobabilité : P(A)=2/6=1/3.
3.Courte démarcheFacile§2.9
Approche classique : équiprobabilité
On tire une carte au hasard d'un jeu de 52 cartes. Quelle est la probabilité que ce soit un roi ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
P=4/52=1/13≈7,7%.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Il y a 4 rois sur 52 cartes.
P(roi)=4/52=1/13.
4.Courte démarcheFacile§2.11
Probabilité conditionnelle
Dans une classe, 60 % des étudiants ont une bonne note ; parmi eux, 30 % participent activement en classe. Quelle est la probabilité qu'un étudiant tiré au hasard ait à la fois une bonne note ET participe activement ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
0,18=18%.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
On applique P(A∩B)=P(A)×P(B∣A)=0,60×0,30=0,18.
5.Courte démarcheFacile§2.15
Espérance, variance, écart-type
Une variable aléatoire X prend les valeurs 1, 2, 3 avec les probabilités 0,2, 0,5 et 0,3. Calcule E(X).
Pour chaque scénario, dis si on utilise permutation, arrangement ou combinaison, et calcule : (a) former un mot de passe de 4 lettres distinctes parmi 26 ; (b) choisir 5 chansons parmi 10 pour une liste sans ordre ; (c) créer une playlist ordonnée de 5 chansons parmi 10.
(a) Ordre compte, sans répétition → arrangement. (b) Ordre ne compte pas → combinaison. (c) Ordre compte → arrangement.
7.Courte démarcheMoyen§2.9
Approche classique : équiprobabilité
On lance 3 dés équilibrés. Quelle est la probabilité d'obtenir au moins un 6 ? (Indice : passer par l'événement contraire.)
Voir la réponse finale
Réponse finale
91/216≈42,1%.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Événement contraire : « aucun 6 sur les 3 dés ».
Par indépendance : P(aucun 6)=(5/6)3=125/216.
Donc P(au moins un 6)=1−125/216=91/216≈42,13%.
8.Courte démarcheMoyen§2.11
Probabilité conditionnelle
Dans une école, on croise sexe et pratique d'un sport : 80 filles (dont 45 sportives) et 70 garçons (dont 55 sportifs). Calcule : (a) P(sport) ; (b) P(sport∣fille) ; (c) P(fille∣sport).
Dans une classe de 30 étudiants (sans jumeaux, chaque jour de l'année étant équiprobable), (a) écris l'expression exacte de la probabilité que tous les anniversaires soient distincts. (b) Discute du résultat surprenant qu'on obtient.
Voir la réponse finale
Réponse finale
(a) P=A36530/36530≈0,294 ; (b) P(au moins 2 meˆmes)≈70,6% — bien plus grand que l'intuition (paradoxe des anniversaires).
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
(a) Le 1er anniversaire peut être n'importe quel jour (365/365), le 2ᵉ doit éviter le 1er (364/365), … le 30ᵉ doit éviter les 29 précédents (336/365).
P=36530365×364×…×336=36530A36530≈0,294. (b) P(au moins 2 meˆmes)=1−0,294≈0,706.
Il suffit de 23 personnes pour dépasser 50 % — c'est le célèbre « paradoxe des anniversaires ».
10.Courte démarcheDifficile§2.20
Utilisation de la table (ou d'un logiciel)
Le poids des bébés à la naissance suit approximativement \Nor(3400;400) g. Quelle proportion des bébés naissent avec un poids entre 2800 g et 3800 g ? (La table donne A(1,00)=0,3413 et A(1,50)=0,4332.)
Voir la réponse finale
Réponse finale
≈77,45%.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Standardisation : z1=4002800−3400=−1,50 et z2=4003800−3400=1,00.
Les deux bornes encadrent 0 : l'intervalle se compose de deux morceaux, de part et d'autre de la moyenne. Les aires s'additionnent.
Par symétrie, l'aire entre −1,50 et 0 égale A(1,50)=0,4332.
\prob(2800≤X≤3800)=A(1,50)+A(1,00)=0,4332+0,3413=0,7745, soit 77,45%.
Contrôle : l'intervalle s'étend sur 1,5 écart-type d'un côté et 1 de l'autre. Un résultat entre 68 % et 95 % est attendu.
11.Courte démarcheDifficile§2.9
Approche classique : équiprobabilité
On lance un dé équilibré à 6 faces 3 fois de suite. Quelle est la probabilité d'obtenir au moins un 6 OU au moins un 1 (parmi les 3 lancers) ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
19/27≈70,4%.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Événement contraire : les 3 lancers évitent à la fois 6 et 1 → chaque lancer dans {2, 3, 4, 5}.
P=(4/6)3=64/216.
P(au moins un 6 OU un 1)=1−64/216=152/216=19/27.
12.Choix multipleFacile§2.9
Approche classique : équiprobabilité
On lance un dé équilibré à 6 faces. Quelle est la probabilité d'obtenir un nombre premier ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
3/6 (= 1/2)
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Les nombres premiers de {1..6} sont 2, 3 et 5 → 3 cas favorables sur 6.
P=3/6=1/2.
13.Choix multipleFacile§2.12
Événements indépendants
Deux événements A et B sont indépendants si et seulement si :
L'option (a) définit l'incompatibilité, pas l'indépendance.
14.Choix multipleMoyen§2.1
Expériences aléatoires et vocabulaire
Le contraire (complément) de « A ou B » est :
Voir la réponse finale
Réponse finale
A∩B (« ni A ni B »)
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Loi de De Morgan : le contraire de « A ou B » est « ni A ni B », soit A∩B.
Autrement dit, A∪B=A∩B.
15.Choix multipleMoyen§2.6
Arrangements (permutations partielles)
De combien de façons peut-on former un mot de 3 lettres distinctes parmi les 26 lettres de l'alphabet ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
15 600
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
L'ordre compte (BAC ≠ CAB), sans répétition → arrangement.
A263=26×25×24=15600.
L'option (c) est 263 = mots AVEC répétition.
16.Choix multipleMoyen§2.10
Axiomes de Kolmogorov
Si P(A)=0,5, P(B)=0,4 et P(A∩B)=0,2, alors P(A∪B) vaut :
Voir la réponse finale
Réponse finale
0,7
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Formule d'inclusion-exclusion : P(A∪B)=P(A)+P(B)−P(A∩B)=0,5+0,4−0,2=0,7.
L'option (c) oublie de soustraire l'intersection.
17.Vrai ou fauxFacile§2.18
Densité et propriétés (loi normale)
Dans une distribution normale, la moyenne, la médiane et le mode sont toujours différents.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Faux
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Faux.
La distribution normale est symétrique et unimodale : moyenne = médiane = mode, tous en x=μ.
18.Vrai ou fauxMoyen§2.17
Exemples résolus (loi binomiale)
Pour une loi binomiale Bin(n,p), l'espérance est E(X)=np.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Vrai
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Vrai.
Formule à connaître : E(X)=np et Var(X)=np(1−p) pour une loi binomiale.
19.Vrai ou fauxMoyen§2.18
Densité et propriétés (loi normale)
Environ 95 % des valeurs d'une loi normale se trouvent à moins de 2 écarts-types de la moyenne.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Vrai
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Vrai.
Règle empirique 68-95-99,7 : 68 % dans ±1σ, 95 % dans ±2σ, 99,7 % dans ±3σ.
20.Vrai ou fauxDifficile§2.20
Utilisation de la table (ou d'un logiciel)
Une valeur avec cote z=3 est nécessairement une erreur de mesure.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Faux
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Faux.
Une cote z=3 est atypique ( 0,15 % des observations dans une loi normale) mais peut être une valeur légitime — juste rare.
Il faut investiguer avant de conclure à une erreur.
21.Problème completDifficile§2.1
Expériences aléatoires et vocabulaire
Une urne contient 3 boules rouges et 2 boules vertes, toutes distinguables (numérotées). On tire successivement et sans remise 2 boules, en notant l'ordre.
(a) Combien l'univers contient-il d'issues ?
(b) Décris en mots l'événement A = « les deux boules sont rouges » et donne son cardinal.
(c) Calcule \prob(A).
(d) Un étudiant propose de prendre pour univers l'ensemble des couleurs obtenues, soit {RR,RV,VR,VV}, et conclut \prob(A)=1/4. Explique pourquoi c'est faux.
Voir un indice
Indice
Pour (a), le tirage est ordonné et sans remise : la deuxième boule n'a plus que 4 possibilités. Pour (d), compare le nombre d'issues qui composent chacun des quatre résultats de couleur.
Voir la réponse finale
Réponse finale
(a) 20 issues ; (b) ∣A∣=6 ; (c) \prob(A)=6/20=3/10 ; (d) les quatre résultats de couleur ne sont pas équiprobables.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
(a) Compter les issues. Les boules sont numérotées, donc toutes distinguables. Pour la première, 5 choix ; pour la seconde, 4 restants. L'ordre étant noté : 5×4=20 issues.
(b) Décrire l'événement.A est l'ensemble des couples ordonnés de boules toutes deux rouges. Il y a 3 rouges : 3×2=6 couples ordonnés.
(c) Calculer. Les 20 issues sont équiprobables (tirage au hasard sans remise, boules distinguables), donc \prob(A)=206=103=0,3.
(d) Examiner l'univers proposé. Comptons les issues derrière chaque résultat de couleur : RR en compte 6 (3×2), RV en compte 6 (3×2), VR en compte 6 (2×3), et VV seulement 2 (2×1).
(d) Conclure. Total 6+6+6+2=20, ce qui confirme le compte. Mais VV ne pèse que 2/20 alors que les trois autres pèsent 6/20 : les quatre résultats ne sont pas équiprobables, et diviser par 4 est sans fondement.
Ce qu'il fallait retenir. L'univers {RR,RV,VR,VV} n'est pas interdit — il est même commode. Ce qui est faux, c'est de lui appliquer la formule des cas favorables sur cas possibles, qui exige l'équiprobabilité.
Piège fréquent — Regrouper des issues en catégories, puis appliquer « cas favorables / cas possibles » aux catégories. Le regroupement écrase des issues de poids différents ; la formule ne vaut plus.
22.Courte démarcheDifficile§2.3
Principe d'addition
Dans un groupe de 120 étudiants, 70 suivent un cours de mathématiques, 50 un cours de physique, et 30 suivent les deux. On choisit un étudiant au hasard. Quelle est la probabilité qu'il ne suive ni mathématiques ni physique ?
Voir un indice
Indice
Commence par compter ceux qui suivent au moins un des deux cours — attention à ne pas compter deux fois ceux qui suivent les deux.
Voir la réponse finale
Réponse finale
\prob=30/120=1/4=0,25.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Compter ceux qui suivent au moins un cours. Additionner 70 et 50 compte deux fois les 30 étudiants inscrits aux deux. On retranche donc l'intersection : ∣M∪P∣=70+50−30=90.
Passer au complémentaire. « Ni l'un ni l'autre » est le contraire de « au moins un des deux » : 120−90=30 étudiants.
Calculer la probabilité.\prob=12030=41=0,25.
Vérifier par les quatre catégories. Maths seulement : 70−30=40. Physique seulement : 50−30=20. Les deux : 30. Ni l'un ni l'autre : 30. Total 40+20+30+30=120. Le compte est bon.
Piège fréquent — Écrire 120−70−50=0 et conclure que tout le monde suit au moins un cours. Cette soustraction retire deux fois les 30 étudiants comptés dans les deux groupes.
23.Problème completDifficile§2.3
Principe d'addition
Un sondage auprès de 150 personnes porte sur trois applications. On relève : 60 utilisent A, 45 utilisent B, 35 utilisent C ; 20 utilisent A et B, 15 utilisent A et C, 12 utilisent B et C ; et 5 utilisent les trois.
(a) Combien de personnes utilisent au moins une des trois applications ?
(b) Combien n'en utilisent aucune ?
(c) Combien utilisent exactement une des trois ?
Voir un indice
Indice
Pour (c), attention : les 60 utilisateurs de A incluent ceux qui utilisent aussi B ou C. Il faut retirer les chevauchements — et faire attention à ceux qui utilisent les trois, retirés deux fois.
Voir la réponse finale
Réponse finale
(a) 98 personnes ; (b) 52 personnes ; (c) 61 personnes.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
(a) Inclusion-exclusion à trois ensembles.∣A∪B∪C∣=∣A∣+∣B∣+∣C∣−∣A∩B∣−∣A∩C∣−∣B∩C∣+∣A∩B∩C∣.
(a) Application.60+45+35−20−15−12+5=140−47+5=98.
(b) Complémentaire.150−98=52 personnes n'utilisent aucune des trois.
(c) Utilisateurs de A seulement. On retire de 60 ceux qui utilisent aussi B (20) et ceux qui utilisent aussi C (15). Mais les 5 qui utilisent les trois viennent d'être retirés deux fois : on les remet une fois. Soit 60−20−15+5=30.
(c) Les deux autres, de la même façon.B seulement : 45−20−12+5=18. C seulement : 35−15−12+5=13.
(c) Total.30+18+13=61 personnes utilisent exactement une application.
Contrôle par les sept régions. Exactement deux applications : A∩B sans C vaut 20−5=15 ; A∩C sans B vaut 15−5=10 ; B∩C sans A vaut 12−5=7. Somme de toutes les régions : 30+18+13+15+10+7+5=98, ce qui redonne exactement le résultat de (a).
Le point de méthode. Chaque région du diagramme se calcule séparément, puis on additionne. Soustraire « à la volée » les intersections d'un total conduit presque toujours à retirer deux fois l'intersection triple.
Piège fréquent — Oublier de remettre l'intersection triple en calculant « A seulement ». Retirer ∣A∩B∣ puis ∣A∩C∣ élimine deux fois les personnes présentes dans les trois ensembles.
24.Courte démarcheDifficile§2.6
Arrangements (permutations partielles)
Un conseil étudiant de 10 membres doit désigner un président, un vice-président, un secrétaire et un trésorier. Une même personne ne peut occuper qu'un seul poste. De combien de façons le conseil peut-il être formé ?
Voir un indice
Indice
Les quatre postes sont-ils interchangeables ? Si non, chaque attribution différente compte séparément.
Voir la réponse finale
Réponse finale
A104=5040 façons.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Identifier la structure. Quatre postes distincts, pas de cumul possible : c'est un arrangement de 4 personnes parmi 10.
Compter poste par poste. Président : 10 choix. Vice-président : 9. Secrétaire : 8. Trésorier : 7.
Multiplier.10×9×8×7=5040, soit A104=6!10!.
Contrôler par la formule alternative. Choisir d'abord les 4 personnes, (410)=210, puis leur répartir les postes, 4!=24 : 210×24=5040. ✓
Piège fréquent — Répondre (410)=210. Ce nombre compte les équipes de quatre personnes sans dire qui fait quoi — il ignore la moitié de la question.
25.Choix multipleDifficile§2.8
Choix de la bonne formule
Voici quatre situations portant toutes sur 12 personnes. Dans laquelle le nombre de possibilités vaut-il (312)=220 et non A123=1320 ?
Voir un indice
Indice
Pour chaque situation, prends deux personnes de la sélection et échange-les. Si le résultat est une configuration différente, l'ordre compte.
Voir la réponse finale
Réponse finale
La délégation de 3 personnes (c) : (312)=220.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Le test décisif. Sélectionner trois personnes puis en échanger deux : si la configuration obtenue est différente, l'ordre compte et il faut un arrangement ; si elle est identique, c'est une combinaison.
Appliquer le test. Échanger le président et le trésorier change le bureau (a). Échanger deux membres d'une délégation ne change rien (c). Échanger deux prix change le palmarès (b). Échanger deux chaises numérotées change le plan de salle (d).
Conclure. Seul (c) décrit un sous-ensemble sans structure interne : (312)=220.
Le lien entre les deux nombres.A123=(312)×3!=220×6=1320. Chaque délégation peut se voir attribuer les trois rôles de 6 façons — c'est exactement le facteur qui sépare les deux formules.
Piège fréquent — Se fier au vocabulaire de l'énoncé plutôt qu'à la structure. « Choisir » apparaît dans les quatre situations ; c'est l'existence de rôles ou de positions distinctes qui tranche, jamais le verbe employé.
26.Choix multipleDifficile§2.9
Approche classique : équiprobabilité
On lance deux dés équilibrés. Quelle affirmation est correcte ?
Voir un indice
Indice
Chaque fois qu'on t'annonce une probabilité, demande-toi sur quel univers l'équiprobabilité est supposée. Est-ce celui que le dispositif justifie ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
(d) \prob(somme=7)=6/36=1/6.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Fixer l'univers équiprobable. Deux dés équilibrés produisent 36 couples (d1,d2), tous de probabilité 1/36. C'est le seul univers sur lequel « cas favorables sur cas possibles » s'applique.
Tester (a). Somme 7 : six couples. Somme 8 : cinq couples, soit (2,6),(3,5),(4,4),(5,3),(6,2). Les probabilités diffèrent, l'affirmation est fausse.
Tester (b). Le produit est impair uniquement si les deux dés sont impairs : 3×3=9 couples, soit 9/36=1/4. Donc le produit est pair dans 3/4 des cas, pas 1/2.
Tester (c). Les sommes 2 et 12 viennent chacune d'un seul couple : 1/36 et non 1/11.
Tester (d).\prob(somme=7)=6/36=1/6. Correct.
Le fil commun des erreurs. Trois des quatre affirmations comptent des catégories (sommes possibles, pair ou impair) comme si elles étaient équiprobables. L'équiprobabilité vient du dispositif, jamais du fait d'avoir dressé une liste.
Piège fréquent — Compter les résultats possibles d'une grandeur dérivée (somme, produit, parité) et diviser par leur nombre. Il faut redescendre aux issues du dispositif — ici, les 36 couples.
27.Problème completDifficile§2.11
Probabilité conditionnelle
On tire simultanément 2 cartes d'un jeu ordinaire de 52 cartes, qui contient 4 as.
(a) Sachant qu'au moins une des deux cartes est un as, quelle est la probabilité que les deux soient des as ?
(b) Sachant que l'une des deux cartes est l'as de pique, quelle est la probabilité que les deux soient des as ?
(c) Les deux réponses sont différentes. Explique pourquoi, alors que dans les deux cas on sait qu'il y a au moins un as.
Voir un indice
Indice
Dans les deux cas, la condition réduit l'univers : compte combien de mains de 2 cartes satisfont la condition, puis combien d'entre elles contiennent deux as. Pour (b), demande-toi combien de mains contiennent précisément l'as de pique.
Voir la réponse finale
Réponse finale
(a) 331≈0,030 ; (b) 171≈0,059 ; (c) préciser quel as est présent restreint davantage l'univers.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Univers de départ. Le nombre de mains de 2 cartes est (252)=1326. Le nombre de mains formées de deux as est (24)=6.
(a) Compter les mains avec au moins un as. Passer par le contraire : les mains sans aucun as sont (248)=1128. Donc 1326−1128=198 mains contiennent au moins un as.
(a) Conditionner. L'univers se réduit à ces 198 mains, dont 6 sont formées de deux as : \prob(2 as∣au moins un as)=1986=331≈0,030.
(b) Compter les mains contenant l'as de pique. L'as de pique occupe une place, la seconde carte est n'importe laquelle des 51 restantes : (151)=51 mains.
(b) Compter celles qui sont deux as. Parmi ces 51 mains, celles formées de deux as contiennent l'as de pique et l'un des 3 autres as : 3 mains.
(b) Conditionner.\prob(2 as∣as de pique)=513=171≈0,059.
(c) Comparer. La seconde probabilité est presque le double de la première (33/17≈1,94 fois). Nommer l'as change l'information reçue : « au moins un as » est satisfait par 198 mains, dont beaucoup contiennent un as isolé accompagné d'une carte quelconque ; « l'as de pique est là » n'en laisse que 51. Une condition plus précise découpe un univers plus petit, et la proportion de mains à deux as y est plus grande.
Le point à retenir. Conditionner, ce n'est pas seulement « savoir qu'un événement s'est produit » : c'est remplacer l'univers par l'ensemble des cas compatibles avec l'information reçue. Deux informations qui semblent dire la même chose peuvent définir deux univers très différents.
Piège fréquent — Juger que (a) et (b) sont la même question puisque, dans les deux cas, « on sait qu'il y a un as ». L'information de (b) est strictement plus riche : elle identifie la carte.
28.Vrai ou fauxDifficile§2.12
Événements indépendants
Deux événements incompatibles de probabilités non nulles sont toujours indépendants, puisque la réalisation de l'un n'apporte aucune information sur l'autre.
Voir un indice
Indice
Si A et B sont incompatibles et que A se produit, que peux-tu dire de B ? Est-ce vraiment « aucune information » ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Faux — c'est même le contraire.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Traduire l'incompatibilité.A∩B=∅, donc \prob(A∩B)=0.
Écrire la condition d'indépendance.A et B sont indépendants si \prob(A∩B)=\prob(A)\prob(B).
Confronter. Le membre de gauche vaut 0 ; le membre de droite est un produit de deux nombres strictement positifs, donc strictement positif. L'égalité est impossible.
L'intuition remise à l'endroit. Savoir que A s'est produit apprend au contraire beaucoup sur B : cela garantit que B ne s'est pas produit. C'est une dépendance maximale, pas une absence d'information.
En conditionnel.\prob(B∣A)=0, alors que \prob(B)>0. La probabilité de B change radicalement quand on apprend A : la définition même de la dépendance.
Piège fréquent — Lire « incompatibles » comme « sans rapport ». Les deux mots se ressemblent en français courant et désignent des situations opposées en probabilité : l'incompatibilité est une forme forte de dépendance.
29.Courte démarcheDifficile§2.12
Événements indépendants
Trois capteurs surveillent une machine, indépendamment les uns des autres. Leurs probabilités de tomber en panne sur une année sont respectivement 0,10, 0,05 et 0,20. Quelle est la probabilité qu'au moins un capteur tombe en panne durant l'année ?
Voir un indice
Indice
« Au moins un en panne » demanderait d'examiner sept cas. Son contraire n'en demande qu'un — et l'indépendance rend ce cas immédiat.
Voir la réponse finale
Réponse finale
1−0,684=0,316.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Passer au contraire. Le contraire de « au moins un tombe en panne » est « aucun ne tombe en panne », c'est-à-dire les trois fonctionnent.
Probabilités de bon fonctionnement.1−0,10=0,90 ; 1−0,05=0,95 ; 1−0,20=0,80.
Utiliser l'indépendance. Les capteurs étant indépendants, la probabilité qu'ils fonctionnent tous les trois est le produit : 0,90×0,95×0,80=0,684.
Conclure.\prob(au moins une panne)=1−0,684=0,316.
Contrôler l'ordre de grandeur. Le résultat doit dépasser la plus grande probabilité individuelle (0,20) sans atteindre leur somme (0,35) : 0,316 se situe bien dans cet intervalle.
Piège fréquent — Additionner 0,10+0,05+0,20=0,35. Cette somme compte plusieurs fois les scénarios où deux ou trois capteurs tombent en panne simultanément.
30.Problème completDifficile§2.14
Loi (fonction de masse) d'une v.a. discrète
On lance deux dés équilibrés et on note D=∣d1−d2∣, l'écart entre les deux résultats.
(a) Quelles valeurs D peut-elle prendre ?
(b) Établis la loi de D.
(c) Vérifie que la somme des probabilités vaut 1.
(d) Calcule \prob(D≤2).
Voir un indice
Indice
Pour chaque valeur d≥1, compte les couples (d1,d2) tels que ∣d1−d2∣=d : il y en a deux fois plus qu'on ne croit, car l'écart peut se faire dans les deux sens.
Voir la réponse finale
Réponse finale
(a) D∈{0,1,2,3,4,5} ; (b) \prob(D=0)=6/36 et \prob(D=d)=362(6−d) pour d≥1 ; (d) \prob(D≤2)=24/36=2/3.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
(a) Valeurs possibles. L'écart minimal est 0 (les deux dés égaux) et le maximal est ∣6−1∣=5. Donc D∈{0,1,2,3,4,5}.
(b) Le cas D=0. Les couples (1,1),(2,2),…,(6,6) : 6 couples, d'où \prob(D=0)=366.
(b) Le cas D=d≥1. Il faut d2=d1+d ou d1=d2+d. Pour chaque sens, d1 peut prendre 6−d valeurs. Les deux sens donnent des couples distincts, d'où 2(6−d) couples.
(b) La loi.\prob(D=1)=3610, \prob(D=2)=368, \prob(D=3)=366, \prob(D=4)=364, \prob(D=5)=362.
(c) Vérifier.6+10+8+6+4+2=36, donc la somme des probabilités vaut 1. ✓
Lire la loi. Contrairement au maximum, l'écart est décroissant : les petits écarts sont les plus fréquents. Deux dés sur trois diffèrent de 2 ou moins.
Piège fréquent — Oublier le facteur 2 pour d≥1 et compter 6−d couples au lieu de 2(6−d). La somme ne ferait alors que 21/36, ce qui signale l'erreur — encore faut-il faire la vérification.
31.Vrai ou fauxDifficile§2.16
Conditions d'application (loi binomiale)
On tire 5 cartes sans remise dans un jeu de 52. Le nombre de cœurs obtenus suit une loi binomiale de paramètres n=5 et p=1/4.
Voir un indice
Indice
L'une des quatre conditions de la loi binomiale porte sur la constance de p d'une épreuve à l'autre. Que devient la probabilité de tirer un cœur au deuxième tirage si le premier en était un ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Faux.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Rappeler les conditions. Une loi binomiale exige : un nombre fixe n d'épreuves ; deux issues par épreuve ; des épreuves indépendantes ; une probabilité de succès pconstante.
Tester la constance de p. Au premier tirage, \prob(cœur)=5213=41. Si ce tirage donne un cœur, il n'en reste que 12 sur 51 : \prob=5112≈0,235. Sinon, 5113≈0,255.
Conclure sur les conditions.p change d'un tirage à l'autre, et les tirages ne sont pas indépendants. Deux conditions sur quatre sont violées : la loi n'est pas binomiale.
La loi correcte. Le nombre de cœurs suit une loi hypergéométrique, celle du tirage sans remise. C'est d'ailleurs le calcul de l'exercice sur les mains à deux cœurs : (552)(k13)(5−k39).
Quand l'approximation serait acceptable. Si l'on tirait 5 cartes dans un sabot de 10 jeux mélangés (520 cartes), retirer une carte modifierait p de façon négligeable et la binomiale serait une bonne approximation. C'est la règle usuelle : échantillon petit devant la population.
Piège fréquent — Repérer « n épreuves à deux issues » et conclure trop vite à la binomiale. Le sans-remise casse à la fois l'indépendance et la constance de p ; seul l'avec-remise garantit les deux.
32.Courte démarcheDifficile§2.18
Densité et propriétés (loi normale)
En utilisant uniquement la table (aire entre 0 et z), retrouve les trois valeurs de la règle empirique : \prob(−1<Z<1), \prob(−2<Z<2) et \prob(−3<Z<3). Les valeurs de table sont 0,3413 pour z=1,00, 0,4772 pour z=2,00 et 0,4987 pour z=3,00.
Voir un indice
Indice
L'intervalle (−z;z) est symétrique autour de 0. Que représente la moitié droite de cet intervalle, et que donne la table pour cette moitié ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
0,6826 ; 0,9544 ; 0,9974 — soit environ 68 %, 95 % et 99,7 %.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Exploiter la symétrie. L'intervalle (−z;z) se compose de deux moitiés de même aire : (−z;0) et (0;z). La table donne directement la seconde.
Écrire la formule.\prob(−z<Z<z)=2×table(z).
Appliquer trois fois.\prob(−1<Z<1)=2×0,3413=0,6826 ; \prob(−2<Z<2)=2×0,4772=0,9544 ; \prob(−3<Z<3)=2×0,4987=0,9974.
Comparer à la règle empirique. Les valeurs mémorisées — 68 %, 95 %, 99,7 % — sont les arrondis de 0,6826, 0,9544 et 0,9974. La règle n'est donc pas une approximation grossière : c'est la lecture exacte de la table, arrondie.
Vérifier la cohérence. La table plafonne à 0,5000 pour z=3,90, ce qui correspond à \prob(−3,90<Z<3,90)≈1 : toute la masse est contenue dans quatre écarts-types.
Piège fréquent — Chercher directement 0,6826 dans la table. Elle ne contient que des aires depuis 0, donc au plus 0,5 : toute valeur supérieure s'obtient par combinaison, jamais par lecture directe.
33.Problème completDifficile§2.19
Loi normale centrée réduite
La masse des pommes d'un verger suit une loi \Nor(150;20) grammes.
(a) Quelle proportion de pommes pèse plus de 175 g ? (table : 0,3944 pour z=1,25)
(b) Quelle proportion pèse moins de 140 g ? (table : 0,1915 pour z=0,50)
(c) Quelle proportion pèse entre 140 g et 175 g ?
(d) Vérifie que tes trois réponses sont cohérentes entre elles.
Voir un indice
Indice
Pour (b), la borne est sous la moyenne : le z est négatif et la table ne contient que des valeurs positives. Utilise la symétrie. Pour (d), les trois régions doivent couvrir toute la courbe.
Voir la réponse finale
Réponse finale
(a) 0,1056 ; (b) 0,3085 ; (c) 0,5859 ; (d) la somme des trois vaut 1.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
(a) Standardiser la borne haute.z=20175−150=2025=1,25.
(a) Passer à la queue droite.\prob(X>175)=\prob(Z>1,25)=0,5−0,3944=0,1056.
(b) Standardiser la borne basse.z=20140−150=20−10=−0,50. La table ne donne rien pour un z négatif.
(b) Utiliser la symétrie.\prob(Z<−0,50)=\prob(Z>0,50)=0,5−0,1915=0,3085.
(c) L'intervalle central. Il s'étend de z=−0,50 à z=1,25, donc à cheval sur 0. On additionne les deux moitiés : \prob(−0,50<Z<1,25)=0,1915+0,3944=0,5859.
(d) Vérifier. Les trois régions — sous 140, entre 140 et 175, au-dessus de 175 — sont disjointes et couvrent tout : 0,3085+0,5859+0,1056=1,0000. ✓
La règle de découpage. Quand l'intervalle est à cheval sur 0, on additionne les deux valeurs de table. Quand les deux bornes sont du même côté, on les soustrait. C'est le seul point à ne pas confondre avec cette table.
Piège fréquent — Soustraire les deux valeurs de table en (c) parce que l'énoncé demande un intervalle. Ici les bornes encadrent 0 : les deux aires se cumulent au lieu de se retrancher.
34.Courte démarcheDifficile§2.20
Utilisation de la table (ou d'un logiciel)
En utilisant la table (aire entre 0 et z), calcule \prob(Z>0,84). La table donne 0,2995 pour z=0,84.
Voir un indice
Indice
Trace la courbe et repère deux régions à droite de 0 : celle que la table te donne, et celle que tu cherches. Comment se complètent-elles ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
\prob(Z>0,84)=0,5−0,2995=0,2005.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Situer les deux régions. À droite de 0, l'aire totale vaut 0,5. Elle se partage en deux : la bande 0<Z<0,84, que la table donne, et la queue Z>0,84, que l'on cherche.
Soustraire.\prob(Z>0,84)=0,5−0,2995=0,2005.
Contrôler. Environ 20 % : cohérent pour une queue commençant un peu au-delà de 0,8 écart-type. Et 0,2995+0,2005=0,5, ce qui reconstitue bien la demi-courbe.
Le réflexe utile. Avec cette table, toute queue droite se calcule par 0,5−table(z), et toute queue gauche pour z négatif par la même formule en vertu de la symétrie.
Piège fréquent — Écrire 1−0,2995=0,7005. Cette soustraction conviendrait à une table cumulative depuis −∞ ; ici la valeur lue ne couvre que la moitié droite, donc c'est 0,5 qu'il faut utiliser.
35.Choix multipleDifficile§2.21
Valeurs critiques : problème inverse
On cherche la valeur critique z telle que \prob(Z>z)=0,0099. Quelle aire faut-il repérer dans le corps de la table, et quel z obtient-on ?
Voir un indice
Indice
Une probabilité de queue n'est jamais lisible telle quelle dans cette table. Convertis-la en aire depuis 0 avant de chercher.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Chercher 0,4901 dans le corps de la table, ce qui donne z=2,33.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Convertir la queue en aire depuis 0.\prob(Z>z)=0,0099 signifie que la bande entre 0 et z vaut 0,5−0,0099=0,4901.
Chercher dans le corps de la table.0,4901 se trouve à la ligne 2,3, colonne 0,03 : z=2,33.
Vérifier. La table donne bien 0,4901 pour z=2,33, et 0,5−0,4901=0,0099. ✓
Contrôler la plausibilité. Une queue inférieure à 1 % doit correspondre à un z nettement supérieur à 2 : 2,33 convient. La réponse z≈0,02 aurait laissé près de la moitié de la courbe dans la queue.
La marche à suivre, une fois pour toutes. Problème inverse avec cette table : convertir la probabilité en aire depuis 0, la repérer dans le corps de la table, lire z en marge, puis dé-standardiser si nécessaire.
Piège fréquent — Chercher la probabilité de queue directement dans le corps de la table. Elle s'y trouve parfois — comme ici, 0,0099 correspondrait à z≈0,02 — et donne alors une réponse plausible en apparence, mais complètement fausse.
3. Théorème central limite, intervalles de confiance et tests d'hypothèse
21 exercices ici.
1.Courte démarcheFacile§3.4
Formule de l'intervalle de confiance (moyenne, grand échantillon)
Donne la valeur critique zα/2 pour un intervalle de confiance à 90 %, 95 % et 99 %.
Voir la réponse finale
Réponse finale
90 % → 1,645 ; 95 % → 1,96 ; 99 % → 2,576.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
À 90 % : α/2=0,05⇒z=1,645.
À 95 % : α/2=0,025⇒z=1,96.
À 99 % : α/2=0,005⇒z=2,576.
2.Courte démarcheFacile§3.8
Formule de l'IC (moyenne, petit échantillon)
Un échantillon de n=16 donne xˉ=20 et s=4. Sachant que t0,025;15=2,131, construis l'IC à 95 % pour μ.
Voir la réponse finale
Réponse finale
IC95%≈[17,87;22,13].
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
ν=n−1=15 ddl.
E=tα/2;n−1⋅s/n=2,131×4/16=2,131×1=2,131.
IC = [20−2,131;20+2,131]≈[17,87;22,13].
3.Courte démarcheFacile§3.13
Exemples résolus (test moyenne, grand échantillon)
Un échantillon de n=100 donne xˉ=105 et s=20. On teste H0:μ=100 vs H1:μ=100. Calcule la statistique de test z.
Voir la réponse finale
Réponse finale
z=2,5.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
z=(xˉ−μ0)/(s/n)=(105−100)/(20/100)=5/2=2,5.
4.Courte démarcheFacile§3.14
Test d'hypothèse pour la moyenne — petit échantillon
Quelle est la formule de la statistique de test pour tester H0:μ=μ0 avec un petit échantillon (n<30) ? Précise la loi de référence.
Voir la réponse finale
Réponse finale
t=(xˉ−μ0)/(s/n), qui suit une loi de Student à n−1 ddl.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Sous H0 et si la population est approximativement normale, la statistique t=(xˉ−μ0)/(s/n) suit une loi de Student à n−1 degrés de liberté.
5.Courte démarcheMoyen§3.3
Théorème central limite
Une population a μ=500 et σ=60. On prélève un échantillon de n=36. Quelle est la probabilité que X soit supérieure à 520 ? (Φ(2)=0,9772.)
Voir la réponse finale
Réponse finale
P(X>520)≈2,28%.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Par le TCL : X∼N(μ,σ/n).
σX=60/36=10.
Standardiser : z=(520−500)/10=2.
P(X>520)=1−Φ(2)=1−0,9772=0,0228.
6.Courte démarcheMoyen§3.5
Interprétation rigoureuse d'un IC
Un journal titre : « Le taux de chômage réel est entre 4,5 % et 5,5 % avec 95 % de probabilité. » Cette formulation est-elle correcte ? Corrige si nécessaire.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Non. Corriger : « Nous sommes confiants à 95 % que le taux réel se trouve entre 4,5 % et 5,5 %. »
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Le taux réel μ est fixe (pas aléatoire) — il est dans l'intervalle ou non.
La probabilité 95 % porte sur la procédure d'échantillonnage, pas sur μ.
Formulation correcte : « Si l'échantillonnage était répété, 95 % des intervalles ainsi construits contiendraient le vrai taux. »
7.Courte démarcheMoyen§3.10
Vocabulaire des tests d'hypothèse
Un professeur veut tester si la moyenne d'une classe de mathématiques diffère de la moyenne provinciale de 75 %. Formule H0 et H1, et indique le type de test.
Voir la réponse finale
Réponse finale
H0:μ=75 ; H1:μ=75 (test bilatéral).
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
H0 (aucune différence) : μ=75.
H1 (ce qu'on cherche à établir) : μ=75 (différence dans un sens ou l'autre).
Type : bilatéral (rejet possible des deux côtés).
8.Courte démarcheMoyen§3.15
Test d'hypothèse pour une proportion
Une usine annonce un taux de défauts p0=2%. Un contrôleur prélève n=400 pièces et trouve 14 défectueuses. Teste au seuil 5 % si le vrai taux dépasse 2 %.
Un biochimiste mesure la concentration d'une enzyme chez n=12 lapins d'une nouvelle lignée : xˉ=4,80 µg/mL, s=0,45 µg/mL. Construis l'IC à 95 % pour μ (t0,025;11=2,201) et discute des limites de validité.
Voir la réponse finale
Réponse finale
IC95%≈[4,51;5,09] µg/mL. Limites : hypothèse de normalité, petit n, généralisation restreinte.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
ν=11 ddl.
E=2,201×0,45/12≈0,286.
IC = [4,514;5,086].
Limites : (1) hypothèse de normalité de la population à vérifier ; (2) petit échantillon → intervalle assez large ; (3) résultat valable seulement pour cette lignée particulière.
10.Courte démarcheDifficile§3.9
Intervalle de confiance pour une proportion
On veut estimer par IC à 95 % la proportion d'électeurs favorables à un référendum avec une marge d'erreur d'au plus 2 %. Sans idée préalable de p^, quelle taille minimale d'échantillon faut-il ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
n≥2401 personnes.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Sans information sur p, on utilise le cas défavorable p=0,5 qui maximise p(1−p)=0,25.
n=(z/E)2⋅p(1−p)=(1,96/0,02)2×0,25=9604×0,25=2401.
11.Choix multipleFacile§3.3
Théorème central limite
Selon le théorème central limite, à quelle taille d'échantillon la moyenne X devient-elle approximativement normale, même pour une population non normale ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
n≥30
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Seuil pratique : n≥30.
En deçà, il faut soit une population déjà normale, soit un outil différent (Student).
12.Choix multipleFacile§3.4
Formule de l'intervalle de confiance (moyenne, grand échantillon)
Pour un IC à 95 %, quelle est la valeur critique zα/2 ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
1,96
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
À 95 %, α/2=0,025⇒z0,025=1,96.
Autres : 90 % → 1,645 ; 99 % → 2,576.
13.Choix multipleFacile§3.10
Vocabulaire des tests d'hypothèse
Un fabricant prétend que la masse moyenne de sa population de boîtes vaut 500 g. On veut tester cette prétention. Quelle est l'hypothèse nulle H0 ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
H0:μ=500
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
H0 contient toujours l'égalité et représente la « situation par défaut » à réfuter.
Les inégalités appartiennent à H1.
14.Choix multipleMoyen§3.3
Théorème central limite
Une population a μ=100 et σ=20. On prélève n=64. Quelle est P(X<95) ? (Φ(2)=0,9772.)
Voir la réponse finale
Réponse finale
0,0228
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
σX=20/64=2,5.
z=(95−100)/2,5=−2.
P(X<95)=P(Z<−2)=1−Φ(2)=0,0228.
15.Choix multipleMoyen§3.9
Intervalle de confiance pour une proportion
Sur n=400 personnes interrogées, on observe p^=0,30. Quelle est l'erreur type σP^ ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
0,023
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
σP^=p^(1−p^)/n=0,3×0,7/400=0,000525≈0,023.
16.Choix multipleMoyen§3.10
Vocabulaire des tests d'hypothèse
Un chercheur veut prouver qu'un nouveau médicament AUGMENTE la performance moyenne d'un test cognitif. Quel type de test faut-il utiliser ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Unilatéral à droite
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
H1:μ>μ0 (amélioration) → unilatéral à droite.
Bilatéral pour =, gauche pour <.
17.Choix multipleDifficile§3.13
Exemples résolus (test moyenne, grand échantillon)
On teste H0:μ=50 vs H1:μ=50 avec n=64, xˉ=52, s=8. Quelle est la statistique z observée ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
2,00
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
z=(xˉ−μ0)/(s/n)=(52−50)/(8/64)=2/1=2.
L'option (c) oublie la division par n.
18.Vrai ou fauxFacile§3.10
Vocabulaire des tests d'hypothèse
L'hypothèse alternative H1 contient toujours un signe d'égalité.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Faux
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Faux.
C'est H0 qui contient toujours l'égalité (μ=μ0).
H1 contient un signe de =, < ou > (test bilatéral ou unilatéral).
19.Vrai ou fauxMoyen§3.12
Approche par la valeur p
Une petite valeur p (par exemple 0,001) signifie qu'il y a une grande probabilité que H1 soit vraie.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Faux
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Faux.
La valeur p est P(observer aussi extreˆme∣H0 vraie), et non P(H1 vraie).
Une petite valeur p indique une forte incompatibilité entre les données et H0, mais ne quantifie pas directement la probabilité de H1.
20.Vrai ou fauxDifficile§3.12
Approche par la valeur p
Une différence statistiquement significative est toujours importante en pratique.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Faux
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Faux.
Avec un très grand échantillon, on peut détecter des différences infimes et statistiquement significatives, mais cliniquement ou pratiquement négligeables (ex. 0,05 mm Hg de tension).
Toujours distinguer signification statistique et importance pratique.
21.Vrai ou fauxDifficile§3.13
Exemples résolus (test moyenne, grand échantillon)
Une cote z observée de 3 dans un test correspond à une probabilité unilatérale d'environ 0,15 % sous H0.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Vrai
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Vrai.
P(Z>3)≈0,00135≈0,15%.
C'est un résultat très rare sous H0 (moins d'une chance sur 700).
Un tel z conduit à rejeter H0 à tous les seuils usuels.
4. Corrélation, droite de régression et test d'indépendance du khi-carré
21 exercices ici.
1.Courte démarcheFacile§4.1
Corrélation linéaire
Une étude québécoise sur le lien entre le nombre d'heures passées devant un écran et la note en français donne r=0,18. Comment qualifies-tu ce résultat ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Corrélation positive faible.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
r>0 → positive.
∣r∣=0,18<0,30 → faible.
2.Courte démarcheFacile§4.6
Régression linéaire
Sans faire de calcul, comment se comparent le signe de la pente b et le signe du coefficient de corrélation r pour une même paire (x,y) ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
b et r ont toujours le même signe.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Formule : b=r×sy/sx.
Comme sx et sy sont positifs, seul r peut déterminer le signe de b.
3.Courte démarcheFacile§4.6
Régression linéaire
Un point observé vaut (x,y)=(10,22). La droite de régression prédit y^=20 pour x=10. Quel est le résidu associé à ce point ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
Résidu = 2.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Résidu =y−y^=22−20=2.
4.Courte démarcheFacile§4.10
Test du khi-carré
Un chercheur veut savoir si le sexe (H/F) et la préférence pour un vaccin (A/B/C) sont indépendants. Formule l'hypothèse nulle H0.
Voir la réponse finale
Réponse finale
H0 : le sexe et la préférence pour un vaccin sont indépendants (pas de lien).
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Test du χ2 d'indépendance : H0 suppose toujours l'absence de lien entre les deux variables catégorielles.
5.Courte démarcheFacile§4.10
Test du khi-carré
Un dé à 6 faces est testé pour vérifier s'il est équilibré. Combien de degrés de liberté un test d'ajustement (adéquation) du χ2 utilise-t-il ici ?
Voir la réponse finale
Réponse finale
ddl = 5.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Pour un test d'ajustement : ddl=k−1, où k est le nombre de catégories.
Ici, k=6 faces, donc ddl = 5.
6.Courte démarcheMoyen§4.1
Corrélation linéaire
Un professeur relève 5 paires (heures d'étude x, note y) : (1;3),(2;5),(3;4),(4;8),(5;10). Calcule r à l'aide des écarts à la moyenne.
Voir la réponse finale
Réponse finale
r≈0,92 (corrélation positive très forte).
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
xˉ=3, yˉ=6.
∑(x−xˉ)2=10, ∑(y−yˉ)2=34, ∑(x−xˉ)(y−yˉ)=17.
r=17/10×34=17/340≈0,92.
7.Courte démarcheMoyen§4.6
Régression linéaire
Une étude relie le nombre d'heures d'ensoleillement (x) et le rendement d'une culture (y) et obtient r=0,7. Calcule r2 et rédige une phrase d'interprétation.
Voir la réponse finale
Réponse finale
r2=0,49 : environ 49 % de la variation du rendement est expliquée par l'ensoleillement ; le reste (51 %) dépend d'autres facteurs.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
r2=(0,7)2=0,49.
C'est la proportion de la variance de y expliquée par la régression linéaire sur x.
8.Courte démarcheMoyen§4.10
Test du khi-carré
Tableau 2 × 3 : ligne 1 = [20,30,50] (total 100), ligne 2 = [30,20,50] (total 100), total général = 200 (colonnes : 50, 50, 100). Calcule les 6 effectifs attendus.
Un étudiant relève 4 observations et calcule r=0,99. Il conclut à « un lien très fort et fiable ». Explique pourquoi cette conclusion est prématurée en deux arguments.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Avec n=4, r fluctue énormément d'un échantillon à l'autre ; un r≈0,99 peut apparaître par hasard, et un seul point aberrant sur 4 suffit à le gonfler. Il faut plus de données avant de conclure.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Argument 1 : la variance d'échantillonnage de r est très grande à petit n ; on peut obtenir ∣r∣≈1 par pur hasard.
Argument 2 : un seul point aberrant sur 4 peut faire passer r de faible à très élevé.
Il faut un n plus grand et un test de significativité.
12.Courte démarcheDifficile§4.6
Régression linéaire
On modélise le nombre de mots retenus lors d'un test mémoire (y) selon l'âge (x, en années) chez 200 personnes de 20 à 70 ans. La droite obtenue est y^=45−0,4x. À x=0 (nouveau-né), y^=45. À x=120, y^=−3. Que peux-tu dire de la validité du modèle à ces valeurs ? Formule proprement le domaine de validité.
Voir la réponse finale
Réponse finale
Le modèle n'est valide que sur son intervalle d'observation, soit x∈[20;70]. Aux valeurs extrêmes (x=0 ou x=120), l'extrapolation donne des prédictions dépourvues de sens (négatives) — la droite ne « survit » pas hors de son étendue.
Voir la démarche complète
Démarche détaillée
Le modèle a été ajusté sur x∈[20;70].
Hors de cet intervalle : extrapolation, peu fiable.
À x=0, un nouveau-né ne fait pas ce test (artefact).
À x=120, la prédiction y^=−3 est absurde (mots retenus ≥0).
Domaine de validité : [20;70].
13.Courte démarcheDifficile§4.10
Test du khi-carré
On étudie la préférence pour trois vaccins (A, B, C) selon le sexe. Tableau observé : Hommes [30,45,25] (total 100) ; Femmes [50,40,30] (total 120). Colonnes : 80, 85, 55 (total 220). Calcule tous les E, χobs2, les ddl, puis conclus au seuil 5 % avec χcrit2(2ddl;5%)=5,99.
Voir la réponse finale
Réponse finale
χobs2≈3,96 ; 2 ddl ; 3,96<5,99 → on ne rejette pas H0. Les préférences ne diffèrent pas significativement entre hommes et femmes.